Le Comité International pour la Libération des antiterroristes cubains condamnés à de très lourdes peines de prison aux États-Unis a convoqué aujourd'hui une nouvelle journée solidaire d'appui à leur libération.
Dans le cadre des actions qui sont réalisées tous les 5 de chaque mois, le comité à lancé un appel à multiplier le nombre de messages qui sont envoyés ce lundi à la Maison-Blanche que ce soit par téléphone, par fax ou par Mail pour demander au Président Barack Obama de mettre fin à l'injustice.
Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González et René González ont été arrêtés le 12 septembre 1998 dans la ville de Miami où ils surveillaient les organisations terroristes qui prenaient Cuba pour cible de leurs attentats.
L'historienne étasunienne Jane Franklin a demandé, dans une lettre adressée à Obama d'user des prérogatives que lui accorde la Constitution pour mettre fin à l'emprisonnement injuste de nos compatriotes.
«Vous avez entre vos mains le pouvoir de les libérer pour qu'ils rentrent à Cuba » a signalé Jane Franklin à Obama dans sa lettre diffusée vendredi par le Comité International qui publie le 5 de chaque mois la lettre rédigée par une des personnalités qui appuient cette cause.
Jane Franklin, auteure de plusieurs livres dont « Relations Extérieures 1959-1982 » et Cuba et les États-Unis : une Histoire Chronologique, a relevé dans sa lettre que grâce à la mission des 5 l'on a réussi à préserver les vies, non seulement de Cubains, mais aussi d'Étasuniens.
Après avoir purgé sa peine, René González était soumis à un régime draconien de liberté surveillée durant trois ans aux États-Unis. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.
Une exhortation à mettre fin à l'injustice contre nos compatriotes a également été faite par une commission de l'ONU, en mai 2005. Elle a conclu alors que l'emprisonnement des 5 est illégal et arbitraire. Elle a alors appelé les États-Unis à corriger immédiatement cette situation mais la Maison-Blanche a fait la sourde oreille jusqu'à présent à cette demande.
