Ce qui fut douloureux, ce qui surprit et blessa profondément Maceo et ses hommes, ce fut d’apprendre qu’au moment où ils venaient de conclure le combat de Camino de Ulpiano, le Pacte de Zanjon venait d'être signé à Camagüey. Et Maceo, indigné, amer, se demandait ce que diraient ses hommes, ce que diraient ses compagnons, ce que diraient les blessés, comment il pourrait se justifier devant ses morts, ceux qui étaient tombés durant les combats, si, au même moment, la paix était signée sans indépendance.
 

Extrait du discours prononcé par le commandant en chef Fidel Castro Ruz lors de la cérémonie de clôture de la 10e Période ordinaire de sessions de la 3e législature de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire

Le personnel médical qui part n’importe où pour sauver des vies, même au risque de la sienne, est le meilleur exemple de solidarité que puisse offrir un être humain, surtout quand il n’est pas motivé par un intérêt matériel.  Ses proches apportent aussi à la mission en question une part de ce qu’ils chérissent et admirent. Un pays aguerri par de longues années de lutte héroïque peut très bien comprendre ce que je veux dire par là.

Je les ai reçus samedi 28 février, soixante-treize jours après qu’ils ont foulé la terre cubaine. Trois d’entre eux avaient déjà passé seize longues années de leur éclatante jeunesse à respirer l’air humide, fétide et répugnant des cachots yankees après avoir été condamnés par des juges véreux. Les deux autres, qui s’efforçaient aussi d’empêcher les plans criminels de l’Empire contre leur patrie, avaient été aussi condamnés à plusieurs années d’incarcération brutale.
 

Je tiens à remercier profondément les personnes qui m’ont fait parvenir ces jours-ci des marques de respect, des saluts et des cadeaux, ce qui me donne des forces pour faire parvenir à mon tour des idées aux militants de notre parti et aux organismes pertinents.

Presque toutes les religions du monde – c’est triste à dire – ont souffert la destruction des guerres et leurs terribles conséquences, et y consacrer les plus grandes énergies. L’importance singulière de la rencontre entre le pape François et le patriarche Cyrille à La Havane, c’est qu’elle a fait naître l’espoir chez les peuples du monde.

Écrire est une façon d’être utile quand on sait combien notre triste humanité a besoin d’être plus et mieux éduquée et combien nous sommes tous incroyablement ignorants, exception faite des chercheurs qui scrutent les sciences à la recherche de réponses satisfaisantes. Ce simple mot de quelques lettres enferme un contenu infini.
 

J’ai expliqué hier ma rencontre avec les Cinq compatriotes qui ont reçu le titre honorifique de Héros de la République de Cuba et l’ordre prestigieux de Playa Girón. Soixante-treize jours s’étaient écoulés depuis le retour au pays des trois derniers libérés. Pour moi, il était prioritaire que ces courageux compagnons, sortis des odieux cachots de l’Empire où ils purgeaient une peine injuste pour avoir empêché des attaques terroristes qui pouvaient priver des garçons et des filles, des hommes et des femmes, des jeunes, des adultes et des personnes âgées de la vie, retrouvent d’abord leurs familles et qu’ils passent un examen médical rigoureux.

Dans sa livraison dominicale d’hier matin, 12 octobre, version numérique, The New York Times – un organe de presse qui, dans des circonstances données, fixe des orientations sur la ligne politique qui conviendrait le mieux aux intérêts des États-Unis – a publié un éditorial intitulé : « Le président Obama devrait lever l’embargo » et contenant des opinions sur ce que devrait faire l’administration.

J’ai prié les éditeurs de Granma de m’exempter pour cette fois de l’honneur de publier ce que je vais écrire en première page de l’organe officiel de notre Parti, car je pense exprimer des points de vue personnels sur des thèmes que, pour des raisons de santé et de temps connus, je n’ai pas pu aborder dans les organes collectifs de direction du Parti et de l’État, comme les Congrès du Parti, ou les réunions pertinentes de l’Assemblée du Pouvoir populaire.