"Notre pays vit de valeurs. S'il a résisté, c'est grâce à ses valeurs, en livrant des batailles non seulement économiques, mais aussi contre le terrorisme, les attentats".
«Certains, en proie à l'angoisse, à l'incertitude et au doute, cherchent des solutions de substitution éclectiques. Or, face à une mondialisation néolibérale, déshumanisée, moralement et socialement indéfendable, écologiquement et économiquement intenable, le monde n'a pas d'autre choix qu'une distribution juste des richesses que les êtres humains créent de leurs mains laborieuses et de leur intelligence féconde.»
«Plût au ciel que ce ne soit pas par des crises économiques catastrophiques qu'apparaissent des solutions ! Les plus touchés seraient des milliards de personnes du tiers monde. Une connaissance élémentaire des réalités technologiques et du pouvoir destructeur des armes modernes nous contraint de penser qu'il est de notre devoir d'empêcher que les conflits d'intérêt qui éclateront inévitablement ne conduisent à des guerres sanglantes.»
«Il faut programmer le développement du monde. On ne saurait laisser cette tâche au libre-arbitre des transnationales et aux lois aveugles et chaotiques du marché.»
«Que l'ordre économique actuel soit insoutenable, nous en avons la preuve dans la vulnérabilité et la fragilité mêmes du système, qui a converti la planète en un casino gigantesque, des millions de citoyens et, parfois, des sociétés entières en parieurs, dénaturant la fonction de l'argent et des investissements, car ce que ces gens-là cherchent à tout prix, ce n'est pas à augmenter la production ou les richesses du monde, mais tout simplement à gagner de l'argent par de l'argent. Cette déformation conduira inévitablement l'économie mondiale au désastre.»
«(...) définir d'abord des modèles de consommation. On ne saurait continuer d'imposer les goûts et les modes de vie des sociétés industrielles, fondées sur le gaspillage, car ce serait, non seulement suicidaire, mais tout bonnement impossible.»
«Les défenseurs les plus fanatiques du marché, de vrais croyants, ont fini par le convertir en une nouvelle religion. Et surgit ainsi la théologie du marché. Ses tenants, plutôt que des scientifiques, sont des théologiens : il s'agit pour eux d'une question de foi. Par respect pour les vraies religions pratiquées honnêtement par des milliards de personnes dans le monde et pour les vrais théologiens, je dirai tout simplement que la théologie du marché est sectaire, fondamentaliste et anti-oecuménique.»
«On ne saurait ignorer non plus, me rétorquera-t-on, que les principes du marché font partie intégrante du devenir historique de l'humanité. Soit, mais tout homme rationnel a le droit de refuser la prétendue pérennité de ces principes de nature sociale comme base du développement ultérieur de l'espèce humaine.»
"A cette nouvelle ère où nous vivons, le capitalisme ne sert même plus de simple instrument. Il ressemble à un arbre aux racines pourries d’où ne germent que les pires formes d’individualisme, de corruption et d’inégalité. Mais il n’est pas question non plus de faire des cadeaux à ceux qui peuvent produire et ne produisent rien ou produisent peu. Que l’on récompense le mérite de ceux qui travaillent de leurs mains ou de leur intelligence".
"(...) notre monde globalisé sous la férule de l’Empire yankee, plus aucun pays n’est sûr : la communauté internationale aurait-elle beau réitérer à satiété son refus unanime du blocus économique appliqué à Cuba ou son approbation de toute autre mesure, tel le droit du peuple palestinien à se doter d’un État à lui, ce droit-ci ou n’importe quel autre n’a absolument aucune validité s’il ne s’ajuste pas aux intérêts de l’Empire".