“[...] Nous avons tous l’obligation de beaucoup réfléchir et d’apprendre constamment à partir des leçons de l’histoire, et ce jusqu'à notre dernier souffle [...]”.
“Pour la première fois dans l’histoire humaine, notre espèce court le risque réel de s’éteindre. Elle est menacée non seulement par la destruction de son milieu de vie, mais encore par de graves risques politiques, des armes toujours plus perfectionnées de destruction et d’extermination massives et des doctrines ultras qui pourraient s’appuyer sur des forces mortellement dévastatrices.”
“Les hommes ne font pas l’Histoire. Les facteurs subjectifs peuvent précipiter ou retarder les grands événements, même pour des périodes relativement longues, mais ils ne sont pas déterminants ni ne peuvent empêcher le dénouement. Des accidents d’une grande importance d’origine humaine ou naturelle, une guerre nucléaire, la destruction accélérée de l’environnement et le changement relativement brusque du climat, peuvent modifier tous les calculs ou pronostics que font les plus illustres talents de notre espèce. Les deux choses pourraient être évitées.”
“Dans l’histoire des peuples, les facteurs subjectifs ont fait avancer ou rétrocéder les dénouements, indépendamment des mérites des dirigeants.”.
“Ce qui convertit en un personnage historique un président qui a été capable d’arriver à ce poste par ses propres mérites, ce n’est pas la personne, mais sa nécessité à un moment donné de l’histoire de son pays.”
“Il y a un autre problème terrible que nous souffrons (...) l'agression à nos identités nationales, l'agression impitoyable à nos cultures, une agression sans précédent, la tendance à une monoculture universelle. Est-ce qu'on peut imaginer un monde pareil ? Il ne s'agit pas d'un monde qui combine la richesse et la culture des différents pays, mais d'un ordre mondial qui, par définition, détruit la culture, d'une mondialisation qui détruit inexorablement la culture.”.
“Il faut avoir confiance dans l'histoire, il faut avoir confiance dans les peuples, et ceci nous stimule dans cette lutte et nous apprend des choses”.
“Ce que nous réclamons -et ce pour quoi nous devons lutter-, c’est pour que la mondialisation inévitable qui se développe aujourd’hui en vertu d’une loi de l’Histoire, soit la mondialisation de la fraternité et de la coopération entre tous les peuples, de la globalisation du développement durable, de la distribution juste et de la mise en valeur rationnelle des abondantes richesses matérielles et spirituelles, que l’Homme est capable de créer avec ses mains et son intelligence, condition indispensable pour l’avènement de la patrie commune inéluctable d’une Humanité qui peut et doit perdurer
“Il y a 50 ans que l’on nous trompe en nous promettant de reduire le profond abîme qui sépare les pays pauvres des pays riches, et qui n’a cessé de se creuser une suele minute en un demi siècle d’après-guerre. La soi-disant réciprocité ne serait qu’une injustice historique et un acte brutal arbitraire.”
“La mondialisation est inévitable. Il serait vain de s’opposer à une loi de l’Histoire. Mais il est possible de transformer celle qui se développe en ce moment, sur des bases également historiques; cette transformation est aussi inévitable, autrement notre espèce ne pourra survivre. Il est peut-être déjà tard, mais il vaudrait mieux de ne pas attendre qu’il soit trop tard.”