"Si les bourses ne se sont pas effondrées davantage, c’est parce qu’elles ne pouvaient pas tomber plus bas. Aujourd’hui, elles soufflaient, ravies de ces injections d’argent colossales qui les ont regonflées artificiellement aux dépens de l’avenir. L’absurde ne peut toutefois s’éterniser. Bretton Woods agonise. Le monde ne sera plus jamais le même."
"Incapables de se résigner à l’indépendance de Cuba et à l’exercice de ses droits souverains, l’administration étasunienne décida d’envahir notre territoire. L’Union soviétique n’avait eu absolument rien à voir avec le triomphe de la Révolution cubaine qui devint socialiste, non à cause de son soutien, mais à l’inverse : l’URSS nous appuya parce que la Révolution s’était dite socialiste. Cela est si vrai que, l’URSS disparue, Cuba reste socialiste."
"Les États-Unis firent dès lors main base sur les ressources naturelles, les meilleures terres, le commerce, les banques, les services et les principales industries du pays, nous transformant en leur néo-colonie.Voilà ce que nous avons dû supporter pendant plus de soixante ans. Mais nous sommes redevenus indépendants et nous ne cesserons jamais de lutter pour le rester."
"Le peuple cubain se lança dès lors dans sa bataille pour l’indépendance, presque soixante-dix ans après les autres nations sœurs d’Amérique latine, sans d’autres armes que la machette servant à couper la canne à sucre et les chevaux du cru fougueux et rapides. Les patriotes cubains se convertirent en peu de temps en de redoutables soldats."
Notre pays pourra être balayé de la surface de la Terre, mais il ne pourra jamais être conquis et soumis.

"Le monde unipolaire n’existe pas, parce qu’il existe au moins un pan de terre – et ce n’est pas le seul – où les Yankees ne commandent pas et où ils ne commanderont pas. Et s’ils le tentent, ils devront le faire sur nos cendres, sur nos os, sur notre sang."

"Suivons l’exemple de ceux qui ont été nos prédécesseurs. Faisons ce que Bolívar, San Martín, Artigas, O’Higgins, Sucre, Juárez, Morazán et Martí auraient fait dans les mêmes circonstances afin que Notre Amérique occupe une place digne dans un monde où nous ayons tous le droit de vivre."
"Sans honneur, sans fierté, sans indépendance et sans dignité, un peuple n’est rien, sa vie ne vaut rien !"
"Que signifie le 10 octobre 1868 pour notre peuple ? Il signifie tout simplement le début de cent ans de lutte, le début de la révolution à Cuba, parce qu'il n'y a eu qu'une seule révolution à Cuba : celle qu'a démarrée Carlos Manuel de Céspedes ce jour-là et que notre peuple poursuit aujourd'hui même."
Malgré notre culture, notre langue et nos intérêts communs, nous avons toujours été depuis presque deux cents ans, depuis la plupart des pays d’Amérique latine ont atteint leur indépendance, divisés, agressés, amputés, occupés, sous-développés, pillés.