“L’unité signifie pour moi partager le combat, les risques, les sacrifices, les objectifs, les idées, les concepts et les stratégies auxquels l’on parvient par des débats et des analyses. L’unité signifie la lutte commune contre les annexionnistes, les bradeurs de patrie, les corrompus qui n’ont rien à voir avec le militant révolutionnaire. C’est à cette unité-là autour de l’idée de l’indépendance et face à l’Empire qui marchait sur les peuples d’Amérique que je me suis toujours référé”.

“Nous vivons un moment décisif de notre histoire : la tyrannie a été renversée, la joie est immense, et pourtant il reste beaucoup à faire. Ne nous trompons pas en pensant que désormais tout sera facile : désormais tout sera peut-être plus difficile. Le premier devoir de tout révolutionnaire est de dire la vérité. Berner le peuple, éveiller en lui des illusions trompeuses entraînera toujours les pires conséquences, et j’estime qu’il faut l’alerter contre un optimisme excessif.”

“J’insiste : un peuple sera d’autant plus fort, aura un avenir d’autant plus sûr qu’il aura plus de culture, plus de formation dans tous les domaines, mais surtout plus de culture politique, plus de culture révolutionnaire.”

Si nous voulons un modèle d’homme, d’homme qui n’appartient pas à notre époque, d’homme qui appartient à l’avenir, eh ! bien je vous dis de tout cœur que ce modèle dont la  conduite est sans faute, dont l’attitude est sans faute, dont l’action est sans faute, c’est le Che ! Si nous voulons dire ce à quoi nous aspirons pour nos enfants, nous devons dire du fond de notre cœur de révolutionnaires : Nous voulons qu’ils soient comme le Che !

"La capacité de penser n’est pas l’apanage d’une minorité dirigeante. C’est faux ! La capacité de penser est dans tout le peuple. Et nous pouvons débusquer toutes ces intelligences. Il n’est pas nécessaire d’occuper un poste. Il est prouvé qu’une grande masse peut raisonner. La société socialiste qui ne repose pas sur les masses échoue. Que l’on combatte le démagogue par des arguments, que le révolutionnaire ne soit pas timide. Bien mieux : que le révolutionnaire s’entraîne à l’art de discuter et de dire la vérité."

 

"Pas seulement de résister : de vaincre. Car nous n’aurions pas d’autre alternative maintenant que celle avec laquelle nous avons lancé la lutte révolutionnaire : la liberté ou la mort".

"Dans la société capitaliste, une quantité réduite de spécialistes maîtres en quelque sorte de la santé et de la vie se convertissait en dieux. Chez eux, comme parmi les éducateurs de haut niveau et dans d’autres professions qui exigent de fortes doses de connaissances, il ne restait pas d’autre remède que cultiver à fond l’esprit révolutionnaire."
Je recommande spécialement aux révolutionnaires les plus jeunes le maximum d’exigence et une discipline de fer, sans ambition de pouvoir, sans suffisance et sans forfanterie. Gardez-vous des méthodes et des mécanismes bureaucratiques. […] Recourez à la science et à l’informatique sans sombrer dans le langage techniciste et inintelligible des élites spécialisées. Soyez assoiffés de savoir, soyez constants, faites des exercices physiques et mentaux.

"Notre Révolution a triomphé, notre Révolution s'est consolidée et elle a de plus contribué au triomphe et à la consolidation de la révolution dans d'autres pays. Une génération de Cubains s'est consacrée à cette noble et merveilleuse tâche révolutionnaire".