« Celui qui a besoin d’armes, c’est l’impérialisme, parce qu’il est vide d’idées. Il en a besoin pour maintenir par la force ce système ignominieux, pour maintenir toutes ces situations dont on a parlé ici. En revanche, si vous avez des idées, vous pouvez les défendre et les faire triompher, parce que vous n’avez même pas besoin d’armes pour ça, à condition qu’elles soient capables de conquérir les grandes masses. Nul ne peut prétendre régler par la force la contradiction entre le socialisme et le capitalisme, il faut être fou pour le croire.
"Le passé appartenait tout entier au colonialisme et à l’impérialisme ; l’avenir appartient à l’humanité, appartient aux peuples, appartient à la révolution. Les faits le prouvent sur ce continent et partout ailleurs."
Vous savez très bien que ce système-ci, que ce gouvernement-ci, que cette Révolution-ci ne se sont jamais maintenus par la force des armes : ils se sont maintenus et ils se maintiennent par la force de leurs idées, par la justesse de leur cause.
Je dois dire que Marx avait raison quand il avait affirmé que du jour où il existerait sur la Terre un régime social vraiment rationnel, juste et équitable, l’être humain serait sorti de la préhistoire.

"Le socialisme, qui a atteint sa plus haute expression dans les idées de Marx, d’Engels et de Lénine, nous a appris aussi les lois qui président au développement de la société humaine et les voies qui conduisent à la victoire définitive de notre espèce sur toutes les formes d’esclavage, d’exploitation, de discrimination et d’injustice entre les hommes."

 

Discours et interventions : À la séance solennelle de constitution de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire.

"L’Empire, et le système qui cause tout ça, peuvent-ils parler vraiment au monde de droits de l’homme ? Des droits de l’homme dans un système où une énorme partie de la population n’a pas d’emplois, où les femmes se prostituent, où les enfants sont livrés à leur sort ? Les chiffres d’enfants abandonnés en Amérique latine sont impressionnants : des millions, beaucoup de millions ! Comment un système pareil peut-il offrir des espoirs à l’être humain ? Comme ce système peut-il parler d’égards envers l’être humain ?

"La société socialiste ne dispose pas de ces moyens de coercition, dont le tout premier était le chômage, la faim et leurs terribles conséquences pour le travailleur qui ne remplissait pas les obligations que lui imposait le capitaliste. Un dirigeant ne peut se constituer à la manière d’une entreprise capitaliste, d’une compagnie yankee. La Révolution ne peut recourir à des méthodes de coercition."

 

"Nous sommes aujourd’hui la communauté humaine qui a atteint le degré le plus élevé de conscience et de niveau politique sur ce continent. Nous sommes le premier Etat socialiste ! Les derniers hier, les premiers aujourd’hui dans la marche vers la société communiste de l’avenir, vers la véritable société de l’homme pour l’homme, de l’homme frère de l’homme!"

 

Discours et interventions : Pour la célébration des cents ans de lutte, à  la Demajagua, Monument national, Manzanillo, province d’Oriente, le 10 octobre 1968.

«Notre Révolution peut encore compter, heureusement, sur des cadres de la vieille garde, aux côtés d’autres qui étaient très jeunes au début de sa première étape. Certains ont rejoint presque enfants les combattants des montagnes et ont ensuite écrit des pages de gloire dans notre pays par leur héroïsme et leurs missions internationalistes. Ils ont l’autorité et l’expérience requises pour garantir la relève.