“Il y a un autre problème terrible que nous souffrons (...) l'agression à nos identités nationales, l'agression impitoyable à nos cultures, une agression sans précédent, la tendance à une monoculture universelle. Est-ce qu'on peut imaginer un monde pareil ? Il ne s'agit pas d'un monde qui combine la richesse et la culture des différents pays, mais d'un ordre mondial qui, par définition, détruit la culture, d'une mondialisation qui détruit inexorablement la culture.”. 

“Notre pays, en tant qu'État révolutionnaire, peut consacrer une grande partie de la bataille à cette lutte pour l'avenir, à cette lutte contre la mondialisation néolibérale qui nous écrase tous et qui menace de tous nous écraser. Non la lutte contre la mondialisation qui est un phénomène inexorable, mais une lutte pour une mondialisation humaine et juste.”

“Lutter pour l'avenir ne veut pas dire qu'on cesse de faire tous les jours ce qu'il faut faire pour le présent, il ne faut pas confondre une chose et l'autre.”

“Les révolutionnaires ont toujours lutté pour l'avenir. Máximo Gómez et Martí ont lutté pour l'avenir. Quand Martí est mort à Dos Ríos, il savait qu'il mourait pour l'avenir, il ne s'inquiétait pas de voir le fruit de tout cela. Sa présence pour plus de temps aurait été extraordinairement utile. Il est mort dans la fleur de l'âge, pourrait-on dire, quand son talent était le plus fécond. Ils luttaient tous pour l'avenir.”

“Nous ne nous battons pas seulement pour survivre, non, nous participons à la lutte pour un monde meilleur, aux côtés du reste du monde.”

“La lutte de n'importe quel pays, de n'importe quel peuple, notamment du Tiers-monde, se convertit forcément aujourd'hui en une lutte pour le monde, en une lutte universelle. Toute petite pierre que vous apportiez - certains peuvent plus, et d'autres moins - dépend de facteurs et de circonstances.”

“(…) s'il faut verser une goutte de sang, que ce soit alors pour l'humanité, pour cette planète dont doit vivre et vivra un jour la famille humaine, selon des principes qui ne seront pas l'exploitation et l'égoïsme effréné, qui ne seront pas l'inégalité et l'injustice, qui seront vraiment la fraternité, la vraie fraternité, la justice entre tous les êtres humains qui vivent sur cette planète. Pour ça, oui, n'importe quel sacrifice vaut la peine. ”

“Il faut avoir confiance dans l'histoire, il faut avoir confiance dans les peuples, et ceci nous stimule dans cette lutte et nous apprend des choses”.

“Les hommes qui jouent un rôle dépendent totalement de facteurs n'ayant rien à voir avec leurs capacités personnelles, qui ne prennent forme que dans des circonstances données. Ç'a été le cas de tous les héros de notre indépendance et de toutes les personnalités dans l'histoire. Il y faut des conditions préalables, qu'on ne peut attribuer au mérite d'aucun homme.”

“Et un jour ne nous séparerons plus les origines ethniques, le chauvinisme ni les frontières, les fleuves ni les mers, les océans ni les distances. Nous serons, par-dessus de tout, des êtres humains appelés à vivre inévitablement dans un monde globalisé mais réellement juste, solidaire et pacifique”.

«Que l'ordre économique actuel soit insoutenable, nous en avons la preuve dans la vulnérabilité et la fragilité mêmes du système, qui a converti la planète en un casino gigantesque, des millions de citoyens et, parfois, des sociétés entières en parieurs, dénaturant la fonction de l'argent et des investissements, car ce que ces gens-là cherchent à tout prix, ce n'est pas à augmenter la production ou les richesses du monde,  mais tout simplement à gagner de l'argent par de l'argent. Cette déformation conduira inévitablement l'économie mondiale au désastre.»

 

«(...) définir d'abord des modèles de consommation. On ne saurait continuer d'imposer les goûts et les modes de vie des sociétés industrielles, fondées sur le gaspillage, car ce serait, non seulement suicidaire, mais tout bonnement impossible.»