"Vous accusez les révolutionnaires cubains d’être des tortionnaires. Je vous invite sérieusement à présenter un seul cas de torture parmi les plus de mille envahisseurs capturés après les combats de Playa Girón. J’étais là, sur place, pas à l’abri d’un lointain poste de commandement. J’ai fait personnellement, aidé d’autres combattants, de nombreux prisonniers ; je suis passé devant des escouades armées toujours dissimulées dans les bois qui auraient pu faire feu, mais n’en firent rien, paralysées par la simple présence sur place du chef de la Révolution. Je regrette d’avoir à mentionner ce genre de fait qui peut passer pour un éloge personnel, ce que je déteste sincèrement".
Citations
"Votre accusation contre les révolutionnaires internationalistes cubains – vous affublez l’un d’eux, capable de « torturer à mort un prisonnier », du surnom de Fidel – est absolument immorale.
Je me permets de vous le rappeler, M. McCain : les commandements de la religion que vous professez vous interdisent de mentir. Vos années de prison et les blessures que vous avez reçues à la suite de vos attaques contre Hanoi ne vous exonèrent pas du devoir moral de la vérité".
"Quand la Révolution triompha à Cuba le 1er janvier 1959, presque quinze ans après l’éclatement des premières armes nucléaires, et qu’elle promulgua une loi de réforme agraire basée sur le principe de la souveraineté nationale consacré par le sang des millions de combattants qui moururent durant cette guerre-là, les Etats-Unis répondirent par un programme d’actions illégales et d’attentats terroristes contre le peuple cubain, souscrit par le président des Etats-Unis en personne, Dwigth D. Eisenhower".
"La retraite finale des USA au Vietnam confina au désastre : une force d’un demi-million d’hommes entraînés et armés jusqu’aux dents ne put résister à la poussée des patriotes vietnamiens. Les occupants et leurs complices fuirent à la débandade de Saïgon, la capitale coloniale, aujourd’hui Ho Chi Minh, certains accrochés aux hélicoptères. Les Etats-Unis perdirent plus de 50 000 de leurs enfants, sans compter les mutilés. Ils avaient dépensé cinq cent milliards de dollars dans cette guerre, sans avoir levé d’impôts toujours désagréables en soi. Nixon renonça unilatéralement aux engagements de Bretton Wood et jeta les fondements de la crise financière actuelle. Tout ce qu’ils obtinrent fut un candidat pour le Parti républicain, quarante et un ans après".
"Quand les envahisseurs y débarquèrent, il y existait trois routes qui traversaient les marais, des centres de tourisme conclus et en chantier, et même un aéroport à proximité de la plage Girón, qui fut le dernier réduit des forces ennemies que nos combattants prirent d’assaut le 19 avril 1961 dans l’après-midi. J’ai parlé d’autres fois de cette histoire. Des manœuvres de diversion de la marine de guerre étasunienne retardèrent notre attaque foudroyante avec des chars, le 18 à l’aube. (...) Ce fut une tradition dans notre armée, dès le premier combat victorieux du 17 janvier 1957, de soigner les blessés. L’histoire de notre Révolution en fait foi".
"McCain a-t-il pensé une fois ou l’autre aux Cinq Héros antiterroristes cubains enfermés dans des prisons solitaires comme celles qu’il dit détester, contraints de se présenter devant un jury de la Petite Havane pour des crimes qu’ils n’ont jamais commis, dont trois ont été condamnés à la prison à vie – et l’un à deux prisons à vie – et les deux autres à dix-neuf ans et quinze ans de privation de liberté ? Sait-il que les autorités de son pays ont reçu des informations qui auraient pu éviter la mort d’Etasuniens dans des attentats terroristes ?
Connaît-il les activités de Posada Carriles et d’Orlando Bosch, responsables de l’attentat à la bombe commis contre un avion de passagers cubains en plein vol et de la mort de ses soixante-treize occupants ?
Pourquoi ne parle-t-il pas de ça aux élèves militaires d’Annapolis ?
Les Héros cubains sont en prison depuis bientôt dix ans. Ils n’ont jamais assassiné ni torturé personne. Ne les accusez pas maintenant d’être allés au Vietnam torturer des pilotes étasuniens".
"McCain a participé activement à une audience tenue le 21 mai 2002 au sujet de Cuba par la sous-commission des questions de consommation, de commerce extérieur et de tourisme, rattaché à la Commission des sciences et des transports, au cours de laquelle il a réitéré que notre pays constituait une menace pour les Etats-Unis par sa capacité à produire des armes biologiques, une assertion dont James Carter a montré le ridicule. Il a proposé, en octobre 2003, une motion afin d’interrompre le débat sur des mesures proposées pour assouplir les obstacles aux voyages à Cuba".
"(...) aux Etats-Unis cinq prisonniers cubains, éloignés les uns des autres par des milliers de kilomètres. Ils ne jouissent d’aucune zone qu’ils pourraient appeler ironiquement le « Hanoi Hilton ». Leurs souffrances et l’injustice dont ils sont victimes seront connus un jour du monde entier, n’en doutez pas".
"L’impérialisme vient de commettre un crime monstrueux en Equateur. Des bombes meurtrières ont été larguées au petit matin sur un groupe d’hommes et de femmes qui, presque sans exception, étaient en train de dormir. (...)
Absolument personne n’a le droit de tuer de sang-froid. Si nous acceptons cette méthode impériale de guerre et de barbarie, des bombes yankees guidées par des satellites peuvent tomber sur n’importe quel groupe d’hommes et de femmes d’Amérique latine, sur le territoire de n’importe quel pays, avec ou sans guerre. Que cette action se soit produite sur une terre dont les preuves indiquent qu’elle était équatorienne constitue une circonstance aggravante".
"Condoleezza Rice en personne devrait répondre à quelques questions : Combien d’Etasuniens ont-ils perdu la vie à la suite de bombes larguées par Cuba ? Une seule brique a-t-elle jamais été brisée aux USA par un engin explosif en provenance de notre pays ? Pourquoi nous inscrit-on sur la grotesque liste des pays terroristes, à laquelle on menace d’ajouter arbitrairement le Venezuela ? Qui a recouru au terrorisme contre notre pays pour détruire des avions en plein vol, provoquer des sabotages, des invasions mercenaires, nous menacer de bombardements et de guerres, nous imposer un blocus économique et réaliser des actions qui nous ont coûté des milliers de vies et de centaines de milliards de dollars? Qui donc va vous croire, Bush et vous-même ? Pourquoi vous entêtez-vous à provoquer des guerres fratricides entre les peuples latino-américains?".
"Le fait est que Bush et son groupe sont plus enferrés dans leurs erreurs de politique étrangère que Nixon lui-même quand il a démissionné en 1972. La guerre sanglante d’Iraq et son rejet par la population étasunienne, son coût en vies humaines, le nombre extrêmement élevé de blessés et de mutilés pour chaque mort dans cette équipée belliciste, indiquent une situation pleine de contradictions : la détérioration de l’image des USA et leur impossibilité à renoncer à des guerres de conquêtes pour s’approprier les matières premières ; le dollar et les cours de l’or ; la dévaluation de la monnaie et l’inflation ; la production d’éthanol et la pénurie mondiale d’aliments ; les méthodes fascistes et la démagogie démocratique ; les tortures et les prisons secrètes et les droits de l’homme ; la pollution maximale de l’environnement par ce pays et le droit de l’espèce à la survie ; les avantages de la science en faveur de la santé et son utilisation pour liquider ou invalider massivement les êtres humains ; le vol des cerveaux et le sous-développement des pays pauvres ; les cours du pétrole et le gaspillage d’énergie sans cesse accru ; les élections de novembre et les Latino-américains mourant à la frontière en toujours plus grand nombre… La liste serait interminable. C’est au fond la contradiction entre la vie et la mort".
"Si l’Empire parvenait à contrôler de nouveau Cuba, il ne resterait plus un seul des établissements d’enseignement supérieur créés par la Révolution pour offrir ce droit à tous les jeunes: sa politique avouée est d’envoyer la plupart de ces derniers couper la canne à sucre. Il s’efforcerait de voler les talents artistiques et scientifiques déjà formés, comme il le fait dans les autres pays de notre continent. Disposer de plus de 70 000 spécialistes en médecine générale intégrale et de plusieurs centaines de milliers d’autres professionnels, aider d’autres pays parmi les plus pauvres et exporter des services est un péché impardonnable pour un peuple du Tiers-monde. De toute façon, nous avons résisté à son blocus, à ses agressions et à ses actes de terrorisme brutaux durant presque un demi-siècle".