"En plein débat d’idées et d’opinions, de conceptions différentes sur les plans historique, philosophique, social, de critères très divers, alors que chacun croit avoir sa formule, croit avoir résolu la difficile équation, il est difficile de trouver la vraie voie, la voie sûre, pour conduire Cuba et son peuple, qui fait confiance à ses leaders, au triomphe."

"Celui qui a besoin d'armes, c'est l’impérialisme, parce qu'il est à court d'idées. Pour maintenir ce système d'opprobre, pour maintenir toutes ces situations dont on a parlé ici, il faut des armes, il faut recourir à la force".

“Personne est capable de savoir tout ce que notre peuple encore plus uni, plus cultivé et plus fort, peut atteindre. Nous ne nous lasserons pas de cette lutte héroïque et digne. Nous nous acquitterons de tous les engagements contraints au Serment de Baraguá. Nous remporterons la bataille épique d'idées.”

"À Cuba, nous n’avons jamais accusé le peuple étasunien des agressions dont nous avons été victimes de la part de ses gouvernements, ni semé la haine contre lui. Ça aurait été contraire à notre doctrine politique et à notre conscience internationaliste, éprouvée au long de bien des années et toujours plus enracinée dans notre pensée."

« Les révolutionnaires cubains, lancés dans cette bataille d’idées que nous livrons et attachés à la défense difficile et héroïque de la Patrie, de la Révolution et du Socialisme, nous rendons aujourd’hui un hommage spécial à nos deux grands héros, animés d’une décision résolue et inébranlable : Nous serons tous comme Maceo et le Che ! »

“Je crois fermement que la grande bataille se livrera sur le terrain des idées et non sur celui des armes, – bien que sans renoncer à leur emploi dans des cas comme celui de notre pays ou dans d’autres circonstances similaires où l’on nous imposerait une guerre – parce que chaque force, chaque arme, chaque stratégie et chaque tactique a son antithèse surgie de l’intelligence et de la conscience inépuisables de ceux qui luttent pour une cause juste”.

"Nous ne souhaitons pas que le sang de Cubains et d’Etasuniens coule dans une guerre ; nous ne souhaitons pas qu’un nombre incalculable de personnes qui peuvent même être amicales perdent la vie dans une guerre. Mais jamais notre peuple n’a eu des choses si sacrées à défendre, des convictions si profondes pour lesquelles se battre, de sorte qu’il préfère être rayé de la face du monde plutôt que de renoncer à l’œuvre noble et généreuse pour laquelle de nombreuses générations de Cubains ont payé un coût élevé en vies de leurs meilleurs enfants. Nous sommes absolument convaincus que les idées peuvent plus que les armes, si perfectionnées et puissantes qu’elles soient. Disons donc comme le Che dans sa lettre d’adieu : Hasta la victoria siempre!"

 

Discours et interventions : Pour la Journée internationale des travailleurs, sur la place de la Révolution, le 1er mai 2003.

ALLOCUTION PRONONCÉE PAR FIDEL CASTRO RUZ, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS

"Ce sont les idées qui illuminent le monde, et quand je parle d’idées, je veux parler d’idées justes, de celles qui peuvent apporter la paix au monde, apporter des solutions aux graves dangers de guerre ou apporter des solutions à la violence. Voilà pourquoi nous parlons de la Bataille d’idées."

« Les idées justes et vraiment humaines se sont avérées tout au long de l’histoire plus puissantes que la force : il ne reste de celle-ci que des ruines poussiéreuses et méprisables ; de celles-là, des éclats lumineux que nul ne pourra éteindre. »

“n a atteint, au cours de la Bataille d’idées, un vieux rêve : l’universalisation de l’enseignement supérieur qui ouvre les portes des universités à tous les jeunes formés dans le cadre des programmes de la révolution et aux travailleurs en général”.

"Nous sommes entrés dans une nouvelle étape de réorganisation du système, ce qui a signifié une victoire importante qui nous encourage tous dans la bataille que nous livrons décisivement contre les gaspillages et les vices, élevant la morale révolutionnaire là où la routine et l’égoïsme l’avaient émoussée.
 
Mais ce n’est que le début. Nous sommes passés par une étape d’apprentissage. Il faudra rectifier certaines choses, et nous le ferons, mais nous avancerons avec la décision la plus résolue en matière d’économie énergétique, motivés par la conscientisation croissante de notre peuple au sujet de ces questions vitales et par les bénéfices qui découleront assurément de cet effort".

"Je n’ai pas le moindre doute que notre peuple et notre Révolution lutteront jusqu’à la dernière goutte de leur sang pour défendre ces idées et ces mesures-ci et toutes les autres qui seraient nécessaires pour sauvegarder ce processus historique. L’impérialisme ne pourra jamais écraser Cuba. La Bataille d’idées se poursuivra".