Prêtez donc des crédits aux pays pauvres pour qu’ils produisent de l’éthanol de maïs ou de tout autre type d’aliment, et il ne restera pas un seul arbre pour défendre l’humanité des changements climatiques !

"Sa demande étant insatiable, l’Empire a imposé au monde le mot d’ordre de produire des biocarburants pour libérer les Etats-Unis, le plus gros consommateur mondial d’énergie, de toute dépendance extérieure en matière d’hydrocarbures."
Si l’on veut donner un répit à l’humanité et laisser une chance à la science et à la douteuse sagesse des décideurs, on ne peut pour autant priver d’aliments les deux tiers des habitants de la planète.

"Le fait est que Bush et son groupe sont plus enferrés dans leurs erreurs de politique étrangère que Nixon lui-même quand il a démissionné en 1972. La guerre sanglante d’Iraq et son rejet par la population étasunienne, son coût en vies humaines, le nombre extrêmement élevé de blessés et de mutilés pour chaque mort dans cette équipée belliciste, indiquent une situation pleine de contradictions : la détérioration de l’image des USA et leur impossibilité à renoncer à des guerres de conquêtes pour s’approprier les matières premières ; le dollar et les cours de l’or ; la dévaluation de la monnaie et l’inflation ; la production d’éthanol et la pénurie mondiale d’aliments ; les méthodes fascistes et la démagogie démocratique ; les tortures et les prisons secrètes et les droits de l’homme ; la pollution maximale de l’environnement par ce pays et le droit de l’espèce à la survie ; les avantages de la science en faveur de la santé et son utilisation pour liquider ou invalider massivement les êtres humains ; le vol des cerveaux et le sous-développement des pays pauvres ; les cours du pétrole et le gaspillage d’énergie sans cesse accru ; les élections de novembre et les Latino-américains mourant à la frontière en toujours plus grand nombre… La liste serait interminable. C’est au fond la contradiction entre la vie et la mort".

« La première chose que devra faire la communauté mondiale, c’est choisir entre les aliments et les biocarburants, en compensant bien entendu le Brésil, un pays en développement.
 
Si les millions de tonnes de soja et de maïs utilisés pour fabriquer des biocarburants étaient consacrés à la production d’aliments, la flambée des prix s’arrêterait, et les scientifiques du monde pourraient alors proposer des formules à même en quelque sorte d’enrayer, voire d’inverser la situation.
 
On a perdu trop de temps. Il est temps de faire quelque chose. »