"Nous insistons, en tant que pays non alignés, sur le fait qu’il faut éliminer l’inégalité colossale qui sépare les pays développés des pays en voie de développement. Aussi luttons-nous pour supprimer la pauvreté, la faim, la maladie et l’analphabétisme dont souffrent encore des centaines de millions d’êtres humains. Nous aspirons à un nouvel ordre mondial, fondé sur la justice, l’équité et la paix (...)"
Citations
"La paix, le désarmement, la solution de la dette extérieure et le Nouvel Ordre économique sont des questions inséparables. Si les hommes publics des pays capitalistes développés sont incapables de s’en rendre compte, ils admettent donc l’anachronisme, l’égoïsme et l’irrationalité de leur propre système économique et social, ainsi que leur totale incapacité à contribuer à la solution des problèmes du monde actuel."
Discours et interventions : À la séance solennelle pour le vingt-cinquième anniversaire du Mouvement des pays non alignés, au nom du Groupe latino-américain, à Harare (Zimbabwe), le 1er septembre 1986.
"Que l’on cesse de transférer au Tiers-monde des styles de vie et des habitudes de consommation qui ruinent l’environnement. Que l’on rende la vie humaine plus rationnelle. Que l’on instaure un ordre économique international juste. Que l’on utilise toute la science nécessaire à un développement durable sans pollution. Que l’on paie la dette écologique, non la dette extérieure".
"Je pense que ce dont les peuples ont besoin, ce n'est pas tant d'armes que d'idées. Pour substituer à une mondialisation inhumaine, intenable, qui menace la vie de la planète, un ordre social juste et humanitaire, qui offre à l'humanité l'occasion de survivre, un monde qui puisse avoir un peu d'eau potable, un monde qui dispose d'air pour respirer, un monde qui puisse disposer des aliments nécessaires, un monde qui soit capable, grâce à sa riche technologie, de produire les toits dont les personnes ont besoin pour vivre, les écoles dont les enfants ont besoin pour s'éduquer, les médicaments dont les habitants ont besoin pour protéger leur santé, les soins médicaux dont tout le monde a besoin, les enfants, les jeunes et les personnes âgées".
"Les conditions qui règnent dans le monde rendent insoutenable cet ordre infâme que nous devons supporter. La tâche numéro un est donc, à mon avis, de semer des idées, de semer de la conscience, afin que, une fois ce monde effondré, l'humanité soit mieux préparée pour bâtir sur ses ruines un monde meilleur, une mondialisation plus humaine".
"Le monde prend toujours plus conscience, pour une raison ou pour une autre, de ces problèmes. Ça se voit. Nous avons assez de force pour résister, assez de force pour avancer, à plus forte raison si nous nous aidons des lois de l'histoire et de la réalité d'un système et d'un ordre économiques mondiaux qui sont intenables, qui s'effondrent et qui risquent même de s'effondre tout seuls, même si nous devons contribuer à leur effondrement. Plutôt que de contribuer à cet effondrement, il faut former la conscience du monde au sujet de ces réalités afin que les peuples résistent encore plus fermement à cet ordre et contribuent à sa disparition progressive. Encore que je sois convaincu qu'elle ne sera pas très progressive, cette disparition, parce que quand une crise économique catastrophique se produira, comme celle qui a failli arriver, elle sera encore plus grave. Oui, plus la crise s'ajournera, et plus elle sera grave. Il faut donc relever l'esprit de lutte des peuples, leur volonté de résistance, leur faire prendre conscience qu'ils doivent se préparer à de nouveaux concepts, à une nouvelle conception du monde, à un nouvel ordre économique mondial vraiment juste qui découleront justement de leur lutte".