Aussi, monsieur Bush, s'il vous arrivait de devenir le chef de ce qu'on ne peut plus désormais appeler une république, mais bel et bien un empire, je vous suggère, en adversaire sincère, de revoir vos positions, d'oublier l'euphorie et les vapeurs de votre convention, pour ne pas courir le risque de vous convertir en ce dixième président qui disparaîtra au loin, contemplant avec une amertume stérile, mais que vous auriez pu vous éviter, une Révolution à Cuba qui ne plie pas, qui ne se rend pas, qui ne peut pas être détruite.
Le chaos règne dans et au-delà les frontières de notre monde. Des lois aveugles sont présentées comme des normes devines apportant la paix, l'ordre, le bien-être et la sécurité, si nécessaire pour notre planète. Voilà ce qu'ils veulent nous faire croire.  
Je suis donc convaincu que ce que tu diras résumera les sentiments exprimés ici cet après-midi, et je te laisse - et les autres aussi, j'en suis sûr – carte blanche afin que, comme président de la table ronde, tu exprimes de la façon la plus élégante possible et ajustée à la vérité, en notre nom, les inquiétudes que nous avons soulignées ici.
Si j'ai atteint l'âge que j'ai, c'est sans doute par miracle (applaudissements et exclamations), et non parce que j'ai combattu quelques années contre la tyrannie dans mon pays et que j'ai participé à différentes actions de guerre, mais à cause de tout ce qui est arrivé ensuite après la victoire de la Révolution. A bon entendeur, salut (applaudissements). Et vous n'êtes pas seulement de bons entendeurs, mais encore de très nobles et de très intelligents entendeurs.
La Révolution venait de triompher à cette époque-là. L’organisation n’existait pas – les rangs de notre petite armée se sont enrichis d’un grand nombre de nouveaux combattants qui ont occupé les armes et les casernes et qui ont réussi, en quelques semaines, à multiplier par dix notre armée, pour atteindre un corps armée de 40 000 hommes -, les foules inondaient les rues, c’était vraiment chaotique. Mais le pire c’était qu’il fallait tout faire.
Je suis venu à Cuba en ce moment de douleur profonde pour le peuple canadien, pour rendre hommage à la mémoire inoubliable de Pierre Trudeau, homme d’état de taille mondiale et avec qui j’avais des liens d’amitiés personnelles forgés sur un sentiment d’admiration sincère à son égard.
Je ne suis pas venu ici m'acquitter d'un devoir protocolaire ou bien parce que la tradition établie la norme qu'un invité officiel visite le Parlement; je n'appartiens pas à ce genre de personne qui cherche des honneurs, demande des privilèges ou qui se laisse séduire par des flatteries. Lorsque je visite un pays et particulièrement s'il s'agit d'un peuple frère si cher comme celui du Venezuela, je réalise les souhaits de ceux que je considère le représentent avec dignité et courage.
En Amérique latine et la Caraïbe le nombre des pauvres a atteint déjà 45 p. 100 de la population totale, ils sont 224 millions des personnes dont 90 millions vivent dans l'indigence. Plus de la moitié de tous les pauvres et indigents sont des enfants et des adolescents.Les déclarations du Fond des Nations Unies pour l'Enfance affirment que: "Les enfants sont les plus frappés par la pauvreté. Aucun autre groupe d'âges est aussi vulnérable. Celle-ci provoque chez eux des lésions et marques physiques et psychologiques qu'ils gardent toutes leurs vies".
Cependant, je dois m’acquitter du devoir de vous informer que comme dans d’autres occasions en me rendant vers ces Sommets ; des éléments terroristes organisés, financés et dirigés depuis les Etats-Unis par la Fondation nationale cubano-américaine – instrument de l’impérialisme et de l’extrême-droite de ce pays- ont été envoyés à Panama dans le but de m’éliminer physiquement. Ils se trouvent déjà dans cette ville et ils y ont introduit des armes et des explosifs.  
Je dois ajouter que notre pays a mis au point une méthode pour apprendre à lire et à écrire par radio. Cette modalité est actuellement essayée en République d’Haïti. Suivi au début par 300 personnes, le cours a donné des résultats spectaculaires. Il touche maintenant 3 000 personnes et les autorités de ce pays font des efforts pour le généraliser au reste du pays. Il est dispensé en créole, langue des Haïtiens. Les résultats sont vraiment encourageants. Cela permettrait, à partir de ressources modestes, de réduire considérablement le nombre d’illettrés. Seule une station de radio se charge de…
Nous ne nous rendions même pas compte de l'ampleur de l'audace que nous avons éprouvé lors de la bataille menée du 20 au 30 novembre il y a déjà quarante et deux ans. Nous n'étions séparé de Bayamo que par treize kilomètres de route goudronnée, à l'époque c'était le quartier général des opérations de l'armée de l'ennemi. Cent quatre vingt bleus, presque tous des jeunes recrues, récemment diplômés de notre école ont affronté avec défis cinq mille hommes des troupes élites ennemies.
Pendant le siècle qui vient de finir, elles ont été nombreuses les années perdues en guerres, partages du monde, pillage et exploitation, tant collective qu’individuelle, de l’immense majorité des êtres humains, lorsque nous avions encore suffisamment de temps pour prévoir et faire face à beaucoup des plus graves problèmes qui accablent le monde. Les avancées colossales de la science et la technique étaient déjà à la portée de la main.