Allocutions
Mais il s’agit aujourd’hui de perfectionner l’œuvre faite en partant d’idées et de concepts foncièrement nouveaux. Nous cherchons aujourd’hui à mettre en place ce que doit être et ce que sera de notre point de vue un système éducationnel d’avantage en accord avec l’égalité, la justice pleine, l’estime de soi et les besoins moraux et sociaux des citoyens dans le modèle de société que le peuple cubain s’est proposé de créer.
Cette cérémonie s’est déroulée un 17 octobre, voilà quarante ans, cinq jours avant l’éclatement de la crise des Missiles, qui a fait l’objet ces jours-ci de réflexions et d’analyses. Une conflagration nucléaire a failli se produire.
Sans culture, pas de liberté possible. C’est cette certitude – bien que cette pensée ne se borne pas à la culture artistique, mais s’étende au concept de culture générale intégrale, ce qui inclut la formation professionnelle et les connaissances élémentaires dans une vaste gamme de disciplines ayant à voir avec les sciences, les lettres et les sciences humaines – qui stimule aujourd’hui nos efforts.
Ce jour-ci passera sûrement à l’histoire : comme on vient de le signaler, c’est la première fois, en effet, que le concept de l’étude comme un emploi » (et assurément l’un des plus importants emplois) entre en pratique. Mais ce n’est pas tout : en plus des milliers de travailleurs en chômage technique du fait de la restructuration de l’industrie sucrière concernés, nous lançons un programme grandiose et ambitieux de recyclage des travailleurs du sucre. Ce sont donc deux choses
Au terme d’une année d’efforts tenaces de préparation et d’entraînement, nous avons été contraints, pour des raisons absolument indépendantes de notre volonté, de suspendre la participation de nos athlètes à une rencontre sportive à laquelle, tout au long de nombreuses décennies, dès sa fondation même, notre pays a toujours participé, même à l’époque où seulement quelques athlètes faisaient partie de la délégation cubaine et qui, grâce à leur courage et à leur patriotisme, ont réussi à décrocher quelques médailles, devenant de la sorte de glorieux précurseurs de la puissance sportive qu’est…
Je me souviens au début même de la Révolution cubaine, au milieu de journées agitées, d'un homme au visage indigène, tenace et inquiet, déjà connu et admiré par nombre de nos intellectuels, qui a voulu me faire un portrait.
Voilà exactement 30 ans, un jour comme celui-ci, quatre petits pays des Caraïbes anglophones, qui venaient d’accéder à une indépendance si longtemps attendue, ont décidé d’établir des relations diplomatiques avec Cuba.
Au seuil même du triomphe de la Révolution cubaine, ces pays avaient fait montre de leur sympathie et de leur respect envers notre processus. À une date aussi lointaine que janvier 1959, le gouvernement local de la Guyana, encore colonie anglaise, dirigé par Son Excellence Monsieur Cheddy Jagan, leader du Parti progressiste du peuple, a exprimé sa solidarité avec la Révolution…
C’est avec un grand optimisme et confiance dans le brillant avenir économique du pays que nous inaugurons aujourd’hui cet hôtel et ce pôle touristique qui seront au service d’un tourisme de paix, de santé et de sécurité, dont pourront profiter les enfants et les familles, les jeunes, les adultes et les personnes âgées ; d’un tourisme d’épanouissement sain, de culture et de repos ; d’un tourisme sans casinos, ni jeux ; d’un tourisme sans chômeurs, ni mendiants ; d’un tourisme sans drogues, ni délits, dans un pays qui avance irrésistiblement à pas de geant vers une culture générale intégrale.
Que représente Marti pour les Cubains? Dans un document intitulé Le bagne politique à Cuba, Marti, alors âgé d’à peine dix-huit ans, et après avoir connu à seize ans une captivité cruelle, boulet au pied, affirma : «Dieu existe, pourtant, dans l’idée du bien qui veille à la naissance de tout être, et laisse dans l’âme qui s’incarne en lui une larme pure. Le bien est Dieu. La larme est la source de sentiment éternel».
Je dois dire fermement et sans atermoiement, en tant que révolutionnaire et militant qui croit vraiment qu’un monde meilleur est possible, que la privatisation des richesses et des ressources naturelles d’un pays en échange d’investissements étrangers constitue un grand crime et équivaut au bradage bon marché, quasi gratuit, des moyens de vie des peuples du tiers monde et les conduit à une nouvelle forme de recolonisation plus commode et plus égoïste dans le cadre de laquelle les dépenses d’ordre public et d’autres essentielles, assumées autrefois par les métropoles, seront à la charge des…
Au nom du Gouvernement et du peuple de Cuba, je remercie les participants à cette réunion de la confiance que vous avez déposée sur nous en nous accordant le siège de la prochaine Conférence au Sommet du Mouvement des Pays Non-Alignés.
Voilà ce que nous sommes : « Des recoins obscures de la planète ». C’est comme cela que certains voient les pays du tiers monde. Personne ne nous a jamais mieux définit, ni l’a fait avec autant de mépris.