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La crise aux États Unis: c’est maintenant que vient le pire
A Washington, la colline du Capitole s’est convertie en un véritable meeting bipartidiste. Il a été annoncé en grande pompe à la presse que les sénateurs et les représentants des deux partis se sont mis d’accord pour approuver le plan de stimulation de l’économie, pour lequel a été prévu un budget de près de 789 milliards de dollars. Voilà une bonne somme, mais il faut encore voir à quoi elle va servir.
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ACN
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A Washington, la colline du Capitole s’est convertie en un véritable meeting bipartidiste. Il a été annoncé en grande pompe à la presse que les sénateurs et les représentants des deux partis se sont mis d’accord pour approuver le plan de stimulation de l’économie, pour lequel a été prévu un budget de près de 789 milliards de dollars. Voilà une bonne somme, mais il faut encore voir à quoi elle va servir.
Le chef du Sénat, Harry Reid, a déclaré que le plan permettra de créer plus d’emplois que sa version originale, tout en étant un peu moins onéreux que celui qu’avait présenté la chambre des représentants.
Plusieurs législateurs, tous contents et optimistes, se sont succédé aux micros pour affirmer que ce plan devrait créer ou ‘préserver’ 3,5 millions d’emplois. Mais en fait, il est impossible d’évaluer la quantité de postes de travail qui vont être éliminés durant l’étape la plus aiguë de la dépression qui touche actuellement les États-Unis.
Selon la sénatrice républicaine Susan Collins, le plan prévoit de verser des sommes aux victimes de la récession, comme une aide dans des situations de manque de liquidités, pour offrir des crédits fiscaux à des particuliers ou des entreprises.
Mais ceci est un point clef. Ce qui est recherché, c’est la relance de la consommation interne et des investissements. Cependant, une grande partie de cet argent retournera vers les banques qui pourtant ont déjà reçu 700 milliards de dollars pour offrir des crédits, ce qu’ils n’ont pas fait. La seule chose certaine, c’est que leurs plus importants directeurs ont reçu des milliards de dollars en primes spéciales, même si leurs sociétés ont présenté des pertes.
L’économiste Peter Koenig, de l’Université de Zurich, qui a travaillé pendant plus de trente ans à la banque mondiale, possède la vision d’un membre du clan et connaît les rouages du système. D’après ses déclarations au journal péruvien ‘La primera’, le pire de la crise devrait venir maintenant.
Koenig considère que nombreux seront les pays qui seront ruinés parmi ceux dont toutes les réserves étaient en dollars. Quelques autres, les plus prévoyants, ont déjà changé une partie de leurs dollars pour des euros, des francs suisses ou des yuans.
Cette tendance est due à un manque de confiance généralisé envers l’économie nord-américaine. Tout le monde se rend compte qu’elle est durement touchée et l’enthousiasme des législateurs nord-américains réunis au Capitole n’est pas vraiment contagieux.
Le vertige de la spéculation et la déréglementation des marchés financiers a permis à quelques uns de devenir des milliardaires alors que la bulle financière s’enflait jusqu’au jour où son explosion a touché l’économie réelle et toute la planète s’est vue atteinte par l’onde de choc.
Il faut donc attendre pour voir quels seront les résultats des mesures adoptées par la Chambre des Représentants et le Sénat à Washington. Il faudrait qu’une bonne partie des sommes en jeu arrive vraiment aux couches les plus durement touchées et au financement de la Santé Publique, comme il a été annoncé.
Ensuite, il faudra regarder ce que font les banques avec l’argent reçu du trésor Public. Autoriseront-ils des prêts aux particuliers, faciliteront-ils des investissements ou bien les fonds seront-ils utilisés une fois de plus à payer des primes exorbitantes aux dirigeants de sociétés en difficultés ?
Le chef du Sénat, Harry Reid, a déclaré que le plan permettra de créer plus d’emplois que sa version originale, tout en étant un peu moins onéreux que celui qu’avait présenté la chambre des représentants.
Plusieurs législateurs, tous contents et optimistes, se sont succédé aux micros pour affirmer que ce plan devrait créer ou ‘préserver’ 3,5 millions d’emplois. Mais en fait, il est impossible d’évaluer la quantité de postes de travail qui vont être éliminés durant l’étape la plus aiguë de la dépression qui touche actuellement les États-Unis.
Selon la sénatrice républicaine Susan Collins, le plan prévoit de verser des sommes aux victimes de la récession, comme une aide dans des situations de manque de liquidités, pour offrir des crédits fiscaux à des particuliers ou des entreprises.
Mais ceci est un point clef. Ce qui est recherché, c’est la relance de la consommation interne et des investissements. Cependant, une grande partie de cet argent retournera vers les banques qui pourtant ont déjà reçu 700 milliards de dollars pour offrir des crédits, ce qu’ils n’ont pas fait. La seule chose certaine, c’est que leurs plus importants directeurs ont reçu des milliards de dollars en primes spéciales, même si leurs sociétés ont présenté des pertes.
L’économiste Peter Koenig, de l’Université de Zurich, qui a travaillé pendant plus de trente ans à la banque mondiale, possède la vision d’un membre du clan et connaît les rouages du système. D’après ses déclarations au journal péruvien ‘La primera’, le pire de la crise devrait venir maintenant.
Koenig considère que nombreux seront les pays qui seront ruinés parmi ceux dont toutes les réserves étaient en dollars. Quelques autres, les plus prévoyants, ont déjà changé une partie de leurs dollars pour des euros, des francs suisses ou des yuans.
Cette tendance est due à un manque de confiance généralisé envers l’économie nord-américaine. Tout le monde se rend compte qu’elle est durement touchée et l’enthousiasme des législateurs nord-américains réunis au Capitole n’est pas vraiment contagieux.
Le vertige de la spéculation et la déréglementation des marchés financiers a permis à quelques uns de devenir des milliardaires alors que la bulle financière s’enflait jusqu’au jour où son explosion a touché l’économie réelle et toute la planète s’est vue atteinte par l’onde de choc.
Il faut donc attendre pour voir quels seront les résultats des mesures adoptées par la Chambre des Représentants et le Sénat à Washington. Il faudrait qu’une bonne partie des sommes en jeu arrive vraiment aux couches les plus durement touchées et au financement de la Santé Publique, comme il a été annoncé.
Ensuite, il faudra regarder ce que font les banques avec l’argent reçu du trésor Public. Autoriseront-ils des prêts aux particuliers, faciliteront-ils des investissements ou bien les fonds seront-ils utilisés une fois de plus à payer des primes exorbitantes aux dirigeants de sociétés en difficultés ?