Le cinquante troisième anniversaire d´un homme qui ne perd pas l´espérance
René González Sehwerert aura 53 ans le 13 Août et il a passé les 11 dernières années derrière les barreaux car il se trouve injustement emprisonné aux États-Unis.
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PL
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René González Sehwerert aura 53 ans le 13 Août et il a passé les 11 dernières années derrière les barreaux car il se trouve injustement emprisonné aux États-Unis, où il attend le moment de voir le gouvernement de ce pays obéir à la raison, la justice reprendre, enfin, le dessus et les portes de sa cellule s´ouvrir à la liberté.

Victime d´une conspiration, René, comme ses camarades Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Fernando González y Antonio Guerrero, qui tous livraient le même combat contre le terrorisme, a été condamné pour avoir mis à nu et fait connaitre les plans criminels d´un groupe d´éléments anti-cubains installés au sud de la Floride.

Son histoire révèle la complicité des administrations nord-américaines qui se sont succédées au cours des cinquante dernières années avec l´extrême droite fondamentaliste et les groupes anti-cubains de la Floride, dont les actions du plus pur style maffieux ont causé tant de tort à de nombreuses familles cubaines, sans que la grande presse y fasse la moindre allusion, jouant ainsi le rôle de complice de leurs ténébreux agissements.

Onze ans de prison, c´est beaucoup pour un innocent qui a vu, l´une après l´autre, se frustrer chacune de ses espérances, à chaque étape d´un procès judiciaire qui aurait pu lui donner la possibilité de démontrer où était la vérité, mais qui chaque fois s´est vu bloquée par des batailles de procédure et des compromissions de magistrats dans un pays qui, paradoxalement, se prétend le chantre de la démocratique indépendance des pouvoirs.

Cela correspond au dessein de voir le prisonnier se plier aux chantages. Mais René Gonzalez, comme ses quatre amis, est de ces hommes qui refusent de se rendre, car ce sont des principes de dignité qui ont forgé son caractère et que, plutôt que son bien-être personnel, il priorise la sécurité de ses concitoyens.

Son épouse, Olga Salanueva, a été victime de mauvais traitements. Elle a été emprisonnée et déportée et on lui a refusé en de nombreuses occasions la permission de rendre visite à l´homme qu´elle aime dans la prison où il se trouve enfermé, ce qui constitue une violation des lois nord-américaines et un châtiment additionnel qui ne correspond à aucune décision d´un tribunal mais seulement à une malsaine soif de vengeance.

C´est ainsi que René exprime son inébranlable amour :

« Nous avons dû, l´un et l´autre, nous rêver mutuellement pendant les deux tiers de notre vie de mariés, en nous raccrochant fermement aux huit ans de bonheur complet que nous avons pu vivre ensemble, et pendant lesquels nous avons pu construire notre si belle famille. »

« C´est sur cette période de félicité et d´amour que se soutiennent les rêves d´un futur possible où nous serions de nouveau ensemble, et je continue à y penser avec optimisme. Je la vois dans la beauté de sa maturité, souriante et tendre. J´ai l´espérance de pouvoir payer largement sa fidélité, sa tendresse inconditionnelle et toutes les valeurs humaines qui ont accompagné notre relation. »

La date de ce cinquante troisième anniversaire d´un homme qui ne perd pas l´espérance coïncide avec celle du quatre vingt troisième anniversaire du leader de la Révolution Cubaine, Fidel Castro, il n´y a pas de place pour la tristesse car l´optimisme donne des ailes aux sentiments et les baisers imaginés continuent à fortifier l´espérance de tendres retrouvailles.

N´essayez pas d´emprisonner l´amour. C´est une mission impossible.