Venezuela mise sur son futur
Dimanche dernier, le peuple vénézuélien a misé sur son futur. L’immense manifestation qui a eu lieu devant le palais du gouvernement, présidée par le Président Hugo Chavez, a salué le sérieux coup porté aux ennemis des grandes masses bolivariennes de ce pays. C’est après vingt et une heures que les résultats préliminaires du référendum organisé ce jour là ont été connus.
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ACN
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Dimanche dernier, le peuple vénézuélien a misé sur son futur. L’immense manifestation qui a eu lieu devant le palais du gouvernement, présidée par le Président Hugo Chavez, a salué le sérieux coup porté aux ennemis des grandes masses bolivariennes de ce pays. C’est après vingt et une heures que les résultats préliminaires du référendum organisé ce jour là ont été connus. Ils se basaient sur le dépouillement de 94,2 % des bulletins de vote et donnaient un résultat de 54,36 % de OUI à l’amendement constitutionnel proposé aux électeurs, ce qui représente une victoire significative.

Dans un discours chargé d’émotion, Chavez s’est adressé aux dizaines de milliers de personnes qui s’étaient réunies devant le palais de Miraflores. Il a expliqué que la votation signifiait un grand pas en avant vers une étape supérieure dans la construction du Venezuela Bolivarien.

Il a exhorté l’opinion publique et le Pouvoir Exécutif à utiliser les quatre prochaines années, qui correspondent à la fin de l’actuel mandat présidentiel, à consolider l’œuvre qui a été menée jusqu’à présent, à la débureaucratiser, à la fortifier et à continuer à l’améliorer.

« Nous allons construire un Venezuela socialiste », a-t-il déclaré plusieurs fois tout en soulignant que c’est le peuple qui en sera l’unique et grand bénéficiaire.

La victoire du OUI permet d’instaurer un amendement à la Constitution du pays qui élimine les limitations interdisant au président et à tous ceux qui occupent une charge publique de se présenter plus de deux fois consécutives à des élections pour occuper un postes de responsabilité. A partir de maintenant, comme l’a souligné Chavez, n’importe quel citoyen occupant à un moment donné un poste public pourra, à condition de suivre les pas établis par la loi, être de nouveau proposé à la réélection au même poste, la décision finale étant bien entendu la volonté populaire exprimée dans les urnes.

Les analystes coïncident sur le fait que Chavez est le leader indéniable du processus révolutionnaire bolivarien, et que ce sont les masses populaires qui sont les bénéficiaires de toutes les réformes mises en place depuis qu’il a assumé le pouvoir, des réformes pour la plus part inédites pour une grande partie de l’Amérique Latine. De plus il faut souligner son grand charisme qui lui permet d’établir des liens étroits avec la majorité de la population.

Si l’amendement à la constitution vénézuélienne n’avait pas été approuvé, l’actuel président n’aurait pas la possibilité de se représenter aux prochaines élections prévues pour 2012, bien qu il puisse compter sur l’appui de la majorité.

La constitution de la République Bolivarienne du Venezuela contemple la possibilité d’un référendum révocatoire au milieu d’un mandat. C’est pourquoi beaucoup se demandent pourquoi, si les électeurs ont le droit d’invalider n’importe quel fonctionnaire public quand ils le croient convenable, ils n’auraient pas aussi la possibilité de les réélire autant de fois qu’ils le désirent. C’est cela le sens exact de l’approbation de l’amendement constitutionnel.

Les résultats de la votation démontrent clairement qui possède le prestige et la confiance du peuple, qui conduit le processus de transformation et qui en est réellement bénéficiaire. Hugo Chavez dispose encore de quatre ans pour continuer son plan de réformes tout en affrontant les nombreux défis de la situation mondiale actuelle. Il a déjà annoncé que, sauf si le peuple Vénézuélien opinait le contraire, « ils pouvaient le considérer dès maintenant comme pré-candidat à la présidence pour les élections de 2012 ».

Tout l’œuvre réalisée jusqu’à aujourd’hui par le président et son équipe démontre que le socialisme y est conduit d’une main sûre. La droite et les ennemis de toujours ne vont pas cesser leurs tentatives d’enrayer les rouages. Mais les dés sont lancés et les vénézuéliens ont misé sur la continuation de ce processus.