“Je me demande s'il existe un autre pays au monde qui se soit consacré à ce point à l'être humain, à l'éducation de tous les citoyens, une éducation qui, maintenant que nous avons atteint une étape supérieure, se transforme en une culture générale intégrale pour tous et contenant ce dont manquent bien des pays développés. Être riches, en effet, ne veut pas dire être cultivés. Être développés ne veut pas dire être cultivés.”

“Ni la nature ne doit être détruite, ni les sociétés de consommation pourries et gaspilleuses ne doivent prévaloir. Il est un domaine où l’on peut produire des richesses infinies : celui des connaissances, de la culture et de l’art sous toutes ses expressions, dont une éducation morale, esthétique et solidaire raffinée, une vie spirituelle épanouie, socialement saine, mentalement et physiquement salutaire, sans quoi on ne pourra jamais parler de qualité de la vie.”

“Il y a un autre problème terrible que nous souffrons (...) l'agression à nos identités nationales, l'agression impitoyable à nos cultures, une agression sans précédent, la tendance à une monoculture universelle. Est-ce qu'on peut imaginer un monde pareil ? Il ne s'agit pas d'un monde qui combine la richesse et la culture des différents pays, mais d'un ordre mondial qui, par définition, détruit la culture, d'une mondialisation qui détruit inexorablement la culture.”. 

“Les gros nuages qui se dessinent aujourd’hui à l’horizon du monde, n’empêcheront pas les Cubains de continuer de travailler inlassablement dans les merveilleux programmes sociaux et culturels, conscients du fait que nous accomplissons une tâche humaine sans précédent dans histoire”.

“À mon avis, la seule conception qui peut s’imposer comme idée rationnelle du monde de l’avenir est celle où le bien-être de l’homme est conçu comme l’association des richesses matérielles nécessaires à une vie matérielle honorable dont nous connaissons le véritable sens, et comme la création illimitée de richesses culturelles et spirituelles”.

“Le néolibéralisme proscrit toute ingérence de l’État parce que celui-ci trouble le libre-jeu de l’économie, comme si l’ordre intérieur, l’armée, la santé, l’éducation, la culture, la science, les tribunaux, les juges et bien d’autres activités pouvaient exister sans l’État et ses lois.”

“Cuba possède une racine ethnique et culturelle très différente, et cette racine s’est consolidée au cours des siècles”.

"Sans souveraineté, on ne saurait parler de culture".

"Si à l’heure actuelle nous partageons avec vous les caresses d’un drapeau qu’avec honneur étale sur un triangle rouge évocateur et fier une étoile qui voulut et a toujours su vouloir se tenir seule jusqu’à ce qu’un jour elle joigne définitivement les symboles de tous ceux qui partageons la même culture, la même histoire, le même sang et la même langue; c’est bien parce nous avons voulu être ce que nous sommes et que nous voulons être ce que nous serons".