“Le 17 juillet - regardez que c'est à peine quelques jours plus tard -, les troupes nord-américaines et espagnoles commencent les négociations, auxquelles ne participent pas les forces cubaines; ce jour-là, l'armistice et la capitulation de la ville sont conclus. Les troupes nord-américaines entrent dans la ville, l'accès étant interdit aux patriotes cubains, ce qui constitue l'un des épisodes les plus tristes de notre histoire; ces combattants qui avaient lutté pendant 30 ans, depuis le 10 octobre 1868, n'ont pu entrer dans la ville.

“Juan Gualberto Gómez, le 1er avril présenta une communication contraire aux principes du Traité de Paris et à la Joint Resolution.

“Rien, de son vivant, ne préoccupa plus Martí, la cheville ouvrière de notre indépendance, que l’éventualité d’une annexion aux États-Unis. Il avait pris conscience dès 1889 que ceux-ci représentaient le pire danger pour l’Amérique latine. Il ne cessa de rêver de la Grande Patrie, qui irait du Rio Bravo à la Patagonie. C’est pour elle, et pour Cuba, qu’il donna sa vie”.

“L’émigration des Latino-Américains aux États-Unis est la conséquence du sous-développement, et celui-ci l’est du pillage auquel ce pays nous a soumis et de l’échange inégal avec les nations industrialisées”.

“Et pourtant tout ceci ne lui a toujours pas permis de comprendre que cinquante ans de blocus et de crimes contre notre patrie n’ont pas pu faire fléchir notre peuple. Bien de choses changeront à Cuba, mais elles changeront par nos propres efforts et malgré les États-Unis. Cet Empire s’effondrera peut-être avant”.

“N’importe quelle personne honnête capable d’observer avec objectivité les événements peut constater le danger que représente l’ensemble des faits cyniques et brutaux qui caractérisent la politique des États-Unis et qui expliquent pourquoi ils se sont retrouvés si honteusement seuls lors du débat aux Nations Unies sur la résolution : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique”.

“Qu’est-ce que le désarmement produirait aux États-Unis ? Qui s’y opposerait ? Les compagnies, les premières à être intéressées par les juteuses affaires qu’implique la guerre. Bien entendu, même dans le système capitaliste, on pourrait trouver des solutions s’il y existait vraiment la volonté d’en trouver autrement que par la fabrication d’armes. Mais cette voie-ci, pour tous les trafiquants d’armes, c’est la plus commode, d’où leur opposition à toute politique de paix.

“Sans exception, de faire prendre conscience à l’humanité des risques de catastrophe définitive et totale qu’elle court à cause des décisions irresponsables de politiciens aux mains desquels le hasard, plus que les talents ou les mérites, a fait tomber son sort.”

“Ce que la crise économique qui frappe aujourd’hui la société étasunienne a de pire, c’est que les mesures anticrises qui avaient fonctionné à d’autres moments de l’histoire du système capitaliste impérialiste des USA ne sont pas parvenues à relancer la marche normale de l’économie.”

"Cuba a prouvé qu’il n’y a pas besoin de troupes étrangères pour éviter la culture de plantes et le trafic de drogues et pour maintenir l’ordre interne, bien que les États-Unis, le pays le plus puissant du monde, aient promu, financé et armé durant des dizaines d’années les actions terroristes  contre la Révolution cubaine."