"Les peuples d’Amérique se sont libérés du colonialisme espagnol au début du siècle passé, mais ils ne se sont pas libérés de l’exploitation. Les grands propriétaires terriens féodaux ont assumé l’autorité des gouvernants espagnols, les Indiens ont continué à subir un servage pénible, l’homme latino-américain, d’une manière ou d’une autre, est resté esclave, et les maigres espoirs des peuples se sont dissipés sous le pouvoir des oligarchies et la domination du capital étranger".
“De la politique, il me semblerait mieux de dire que c’est un mélange de science et d’art, quoique de plus d’art que de science.On ne saurait oublier que, dans un cas comme dans l’autre, la responsabilité de la tâche incombe aux êtres humains, et que ceux-ci sont aussi variés et variables qu’ils ont de particules dans les combinaisons de leur carte génétique”.
“Les forces qui meuvent les peuples, véritables bâtisseurs de l’histoire, et qui sont déterminées par les conditions matérielles de leur existence et par l’aspiration à des buts supérieurs de bien-être et de liberté – lesquelles naissent quand le progrès de l’homme dans les domaines de la science, de la technique et de la culture le permet – ces forces-là sont supérieures à la volonté des oligarchies dominantes et à la terreur qu’elles font régner”.
"C’est que nous n’admirions pas seulement le guerrier dans le Che, l’homme capable de grands exploits. Ce qu’il avait fait et ce qu’il était en train de faire :affronter avec une poignée d’hommes toute une armée oligarchique, instruite par les conseillers yankees, équipée par l’impérialisme yankee, appuyée par les oligarchies de tous les pays voisins, constitue en soi un exploit extraordinaire".
“Cette Révolution-ci, nous saurons la défendre, aussi puissants que soient les ennemis, aussi puissant que soit l’Empire yankee, aussi grandes que soient ses ressources. Plus l’ennemi sera puissant, plus grands seront les obstacles, et plus notre peuple grandira ”.
« Les révolutions ne se font pas par caprice. Personne ne pourrait dire que le caprice d’un groupe d’hommes peut conduire un peuple à la révolution. Les révolutions se font par nécessité, et les peuples n’en sont pas coupables. Les peuples les font poussés par la nécessité, même si ceux qui y interviennent le font avec plaisir. »
"Les drogues constituent de nos jours l’un des plus graves problèmes de ce continent et de l’Europe. Dans la lutte contre le narcotrafic et les activités criminelles organisées, des phénomènes stimulés par l’énorme marché des États-Unis, les pays latino-américains perdent presque dix mille hommes par an, soit plus du double de ceux que les USA ont perdu dans la guerre en Iraq. Leur nombre augmente, et il s’en faut de beaucoup que le problème soit réglé".
“Créer de la bureaucratie c’est jeter au dépotoir les ressources humaines, c’est transformer un homme ou une femme en un citoyen inutile et parasite; c’est abandonner l’énergie et l’intelligence humaines, qui doivent être utilisées dans de choses utiles pour la société, dans de choses utiles pour les êtres humains”.
“Nous regardons tout le globe terrestre, dans l’espoir qu’il puisse survivre, que l’homme ait suffisamment d’intelligence et d’énergie pour survivre, que l’humanité ait suffisamment de conscience et d’esprit pour lutter, parce que l’humanité ne pourra survivre” qu’en luttant contre l’anarchie, la folie de l’empire et du système qu’il représente.
“Je sais que lorsque un peuple est uni comme celui-ci et a foi et a des hommes qui ne vont pas le trahir, c’est un peuple invincible et que rien ne pourra vaincre la Révolution ”.