“La lutte de n'importe quel pays, de n'importe quel peuple, notamment du Tiers-monde, se convertit forcément aujourd'hui en une lutte pour le monde, en une lutte universelle. Toute petite pierre que vous apportiez - certains peuvent plus, et d'autres moins - dépend de facteurs et de circonstances.”

“(…) s'il faut verser une goutte de sang, que ce soit alors pour l'humanité, pour cette planète dont doit vivre et vivra un jour la famille humaine, selon des principes qui ne seront pas l'exploitation et l'égoïsme effréné, qui ne seront pas l'inégalité et l'injustice, qui seront vraiment la fraternité, la vraie fraternité, la justice entre tous les êtres humains qui vivent sur cette planète. Pour ça, oui, n'importe quel sacrifice vaut la peine. ”

“Il faut avoir confiance dans l'histoire, il faut avoir confiance dans les peuples, et ceci nous stimule dans cette lutte et nous apprend des choses”.

“Les hommes qui jouent un rôle dépendent totalement de facteurs n'ayant rien à voir avec leurs capacités personnelles, qui ne prennent forme que dans des circonstances données. Ç'a été le cas de tous les héros de notre indépendance et de toutes les personnalités dans l'histoire. Il y faut des conditions préalables, qu'on ne peut attribuer au mérite d'aucun homme.”

“Notre pays ne pratique pas le chauvinisme et ne fait pas de commerce avec le sport qui est aussi sacré que l’éducation et la santé publique ; il est, en revanche, solidaire : il a créé voilà maintenant des années l’Ecole de professeurs d’éducation physique et de sport qui accueille plus de mille cinq cents élèves du Tiers-monde”.

“On essaye de nous imposer un ordre économique dans lequel nos pays pauvres et petits n’ont qu’un seul avenir: devenir une immense zone franche où l’industrie et le capital des puissants trouveront une main-d’oeuvre à bon marché, où ils détruiront notre environnement, épuiseront nos ressources et multiplieront les gains sans même payer d’impôts”.

“Il y a 50 ans que l’on nous trompe en nous promettant de reduire le profond abîme qui sépare les pays pauvres des pays riches, et qui n’a cessé de se creuser une suele minute en un demi siècle d’après-guerre. La soi-disant réciprocité ne serait qu’une injustice historique et un acte brutal arbitraire.”

“L’on prétend imposer le même traitement à des pays ayant des capacités et niveaux de développement très différents, ce qui est profondement injuste. Nos économies particulièrement arriérées et vulnérables -conséquence logique des siècles de colonisation, d’esclavage et de pillage-, privées de schémas préférentiels et de toute contribution extérieure considérable de ressources non remboursables, ne pourraient jamais participer avec succès à l’économie mondiale.”

“La mondialisation est inévitable. Il serait vain de s’opposer à une loi de l’Histoire. Mais il est possible de transformer celle qui se développe en ce moment, sur des bases également historiques; cette transformation est aussi inévitable, autrement notre espèce ne pourra survivre. Il est peut-être déjà tard, mais il vaudrait mieux de ne pas attendre qu’il soit trop tard.”

“(…) je suis optimiste à partir de fondements rationnels et solides. L’avenir m’inquiète, mais je crois aussi toujours plus que la solution est à portée de nos mains si nous faisons en sorte que la vérité touche assez de personnes parmi les milliards qui peuplent notre planète”.