"La bataille prioritaire aujourd’hui en Amérique latine, de mon point de vue, c’est vaincre le néolibéralisme. Sinon, nous disparaîtrons comme nations, nous disparaîtrons comme Etats indépendants, et les pays du Tiers-monde seront plus colonies qu’ils ne l’ont jamais été”
“Le privilège anachronique du veto et le recours abusif au Conseil de sécurité de la part des puissants intronisent un nouveau colonialisme au sein même des Nations Unies.”
"On peut dire en toute justice que cet endroit est le berceau de libération sud-africaine, mais qu’il sera un jour celui de la dignité de l’Afrique tout entière. Je ne veux pas dire par là que l’Afrique n’a pas lutté, que l’Afrique n’a pas réalisé des milliers et des dizaines de milliers d’actions héroïques ; je veux dire tout simplement que c’est ici que se trouvait le site le plus douloureux d’un système d’esclavage et d’injustice en vigueur durant des milliers d’années, mais qui, surtout en Afrique, en Amérique latine et du Tiers-monde, a duré des centaines d’années. »

“Et elle fut balayée à jamais, l'idée loufoque que les souffrances endurées, que le sang et les larmes versés pendant presque cent ans de lutte pour l'indépendance et la justice contre le colonialisme espagnol et son modèle d'exploitation esclavagiste, d’abord, contre la domination impérialiste et les gouvernements corrompus et sanguinaires imposés à Cuba par les Etats-Unis, ensuite, devaient servir uniquement à restaurer une société néocolonialiste, capitaliste et bourgeoise.Nous l'avons fait au moment historique exact et précis, pas une minute avant, pas une minute après, et nous avons été assez audacieux pour le tenter”.

Allocution au meeting tenu pour le quarantième anniversaire du jour où la Révolution a été déclarée socialiste

"Bien que le pouvoir colonial espagnol ait cédé Cuba au tout jeune empire nord-américain après son intervention opportuniste dans notre guerre, et que celui-ci ait imposé ensuite à notre Constitution un amendement qui lui donnait le droit d’intervenir, nous constituons aujourd’hui un peuple libre qui défend son indépendance".

“Les anciennes colonies de puissances qui s’étaient partagé le monde et l’ont pillé des siècles durant, nous constituons aujourd’hui l’ensemble des pays sous-développés. Il n’y a pas d’indépendance pleine pour aucun, pas de traitement juste et équitable, pas de sécurité nationale, aucun de ces pays n’est membre permanent du Conseil de Sécurité, aucun n’a le droit de veto, aucun ne décide quoi que ce soit au sein des organismes financiers internationaux, aucun ne peut retenir chez eux ses meilleurs talents, ni se protéger de la fuite de leurs capitaux, de la destruction de la nature et de l’environnement provoquée par le consommisme dilapidateur, égoïste et insatiable des pays à économie développée.”

"Dans son discours, Obama juge que la Révolution cubaine est antidémocratique et ne respecte pas les libertés et les droits de l’homme. Exactement l’argument que les administrations étasuniennes ont avancé, presque sans exception, pour justifier leurs crimes contre notre patrie. Le blocus est en soi génocidaire. Je ne souhaiterais pas que les petits Etasuniens continuent de s’éduquer dans cette éthique honteuse.
 
La révolution armée n’aurait peut-être pas été nécessaire sans l’intervention militaire des Etats-Unis [dans la guerre d’Indépendance cubaine], sans l’amendent Platt et sans le colonialisme économique que tout ceci a entraîné dans l’île".

“Les Etats-Unis d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec les Treize Colonies qui formulèrent la Déclaration de Philadelphie quand elles se soulevèrent contre le colonialisme anglais. Ils constituent à présent un Empire gigantesque dont les fondateurs ne pouvaient avoir la moindre idée. Rien n’a changé toutefois pour les autochtones et les Noirs. Les premiers furent exterminés à mesure que la nation s’étendait; les seconds continuèrent d’être vendus à l’encan sur les marchés – hommes, femmes, enfants – pendant encore presque un siècle, malgré la fameuse petite phrase: « Tous les hommes naissent libres et égaux », de la Déclaration d’Indépendance. Les conditions objectives en place sur notre planète ont favorisé l’essor de ce système.”

"Nous ne méritions vraiment pas d’être la colonie d’un Empire bien plus puissant qui s’empara de notre patrie et d’une bonne part de la conscience nationale, semant l’idée fataliste qu’il était impossible de briser un si joug si dur."

"Il ne s’agit pas du droit légitime du peuple israélien de vivre et de travailler dans la paix et la liberté : il s’agit précisément du droit des autres peuples de la région à la liberté et à la paix".

"C’est parce qu’il possède des armes de destruction massive qu’Israël peut jouer son rôle de pion de l’impérialisme et du colonialisme au Moyen-Orient".

Le monde ne connaît aucun répit ces dernières années, surtout depuis que la Communauté économique européenne, inconditionnelle aux directives des États-Unis, a estimé le moment venu de régler ses comptes avec ce qui restait de deux grandes nations qui, inspirées des idées de Marx, avaient réalisé l’exploit de mettre fin à l’ordre colonial et impérialiste imposé au monde par l’Europe et les États-Unis.