“Et que font d’autres pays, bien d’autres pays du Tiers-monde, de leurs ressources naturelles ? Ils les ont bradées aux impérialistes, ils les ont mises aux mains des monopoles impérialistes… La plus grande misère les attend à l’avenir au milieu des grandes habitudes que le capitalisme, le colonialisme et l’impérialisme y ont inculquées à une minorité.
En ces années cruciales, la puissance capitaliste la plus forte et possédant le plus de ressources de tous les temps s’est payée le luxe de vivre en parasite aux dépens de l’épargne du reste du monde qui s’est vu contraint non seulement d’éponger ses déficits fiscaux et commerciaux sans précédent dans l’Histoire, mais aussi de financer un course aux armements elle aussi sans parallèle.

«Certains, en proie à l'angoisse, à l'incertitude et au doute, cherchent des solutions de substitution éclectiques. Or, face à une mondialisation néolibérale, déshumanisée, moralement et socialement indéfendable, écologiquement et économiquement intenable, le monde n'a pas d'autre choix qu'une distribution juste des richesses que les êtres humains créent de leurs mains laborieuses et de leur intelligence féconde.»

""Quelle type de mondialisation avons-nous aujourd’hui ? Une mondialisation néoliberale ? C’est ainsi que nombreux d’entre nous l’appelons. Est-elle soutenable ? Non".".

"Voyez l’évolution du sport dans le monde : personne ne sait où va s’arrêter cette triste transformation, désormais irréversible, du sport amateur et des Jeux olympiques en des compétitions de professionnels."

 

Discours et interventions : À l’accueil de la délégation sportive de retour de Baltimore, à l’Université de La Havane, le 4 mai 1999.

Adresse à la réception de la délégation ont participé à un sport Baltimore
Le monde avance et le monde se mondialise, nous l’avons dit. Si seulement le jour venait où toute l’humanité était une seule famille et toutes les richesses, toutes les sciences, toutes les technologies et toutes les ressources profitaient à tous !

"Je pense que ce dont les peuples ont besoin, ce n'est pas tant d'armes que d'idées. Pour substituer à une mondialisation inhumaine, intenable, qui menace la vie de la planète, un ordre social juste et humanitaire, qui offre à l'humanité l'occasion de survivre, un monde qui puisse avoir un peu d'eau potable, un monde qui dispose d'air pour respirer, un monde qui puisse disposer des aliments nécessaires, un monde qui soit capable, grâce à sa riche technologie, de produire les toits dont les personnes ont besoin pour vivre, les écoles dont les enfants ont besoin pour s'éduquer, les médicaments dont les habitants ont besoin pour protéger leur santé, les soins médicaux dont tout le monde a besoin, les enfants, les jeunes et les personnes âgées".

“Qui est représentée ici aussi par l'intermédiaire de l'Organisation continentale latino-américaine des étudiants. L'heure a sonné de penser à la patrie mondiale; l'heure a sonné de penser au monde, parce que notre planète s'est inexorablement mondialisée selon la philosophie, la conception la plus triste et la plus cruelle qui soit, sous l'égide d'une seule superpuissance et en vue d'un monde unipolaire, et tout ceci non pour sauver le monde, mais pour le détruire (applaudissements), non pour apporter la justice dont nous avons tous besoin.”

"Les conditions qui règnent dans le monde rendent insoutenable cet ordre infâme que nous devons supporter. La tâche numéro un est donc, à mon avis, de semer des idées, de semer de la conscience, afin que, une fois ce monde effondré, l'humanité soit mieux préparée pour bâtir sur ses ruines un monde meilleur, une mondialisation plus humaine".

La mondialisation, corsetée dans la camisole de force du néo-libéralisme, tend à ce titre à mondialiser, non le développement, mais la pauvreté ; non le respect de la souveraineté de nos États, mais sa violation ; non la solidarité entre les peuples, mais le « sauve qui peut » au milieu de la concurrence déloyale sur le marché.

"La crise est la conséquence de l’échec retentissant et irréversible de la conception économique et politique qu’on a imposée au monde, à savoir le néo-libéralisme et la mondialisation néo-libérale".

“Cette bataille contre la mondialisation néo-libérale est, pourrait-on dire, la cause commune de tous les peuples qui ne peuvent voir sans broncher qu’un gouvernement se moque de l’accord de Kyoto alors qu’il représente au moins un espoir”.