«Les hommes qui sont tombés dans nos trois guerres d’indépendance joignent maintenant leurs efforts avec les hommes qui sont tombés dans cette guerre-ci, et nous pouvons dire à tous nos morts des luttes pour la liberté que l’heure où leurs rêves s’accompliront a enfin sonné».

Il est important que le peuple sache et comprenne dès aujourd’hui que  la Révolution ne pourra pas se faire en un jour, ni en deux, ni en trois ; que nos maux ne se régleront pas du jour au lendemain ; qu’il faudra beaucoup travailler ; que, de même que nous n’avons pas gagné la guerre en un jour […] de même la Révolution devra se faire aussi pas à peu, peu à peu, et sans autre mot d’ordre, là encore, que la victoire.

«Notre Révolution est peut-être la première au monde à n’avoir jamais assassiné un prisonnier de guerre, à n’avoir jamais abandonné un blessé, à n’avoir jamais torturé personne. Cette norme, c’est l’Armée rebelle qui l’a établie.»

«Car c’est le peuple qui a gagné cette guerre ! Nous n’avions pas de chars, nous n’avions pas d’avions, nous n’avions pas de canons, nous n’avions pas d’écoles militaires, nous n’avions pas de camps de recrutement et d’entraînement, nous n’avions pas de divisions, pas de régiments, pas de compagnies, pas de pelotons, ni même d’escouades».

«(...) quand nous n’aurons plus l’ennemi en face, quand la guerre sera fini, les seuls ennemis de la Révolution, ce sera peut-être nous-mêmes"».

« On pourra faire disparaître notre peuple de la face de la Terre, mais on ne pourra jamais le vaincre, car, fort de sa raison, de son héroïsme, de sa dignité, de son honneur et de sa grandeur, il est invincible et il faut le respecter. »

“C’est pour arranger le pays que les Cubains se battaient depuis très longtemps. Mais il y avait une force très puissante que nous empêcher d’arranger notre pays. Cette force, c’était la pénétration impérialiste des Etats-Unis dans notre patrie ; c’est cette force qui a fait échouer notre pleine indépendance ; c’est cette force qui a empêché Calixto García et ses courageux soldats d’entrer dans Santiago de Cuba ; c’est cette force qui a empêché l’Armée libératrice de faire la révolution au début de la république ; c’est cette force qui a décidé dès les premiers moments des destinées de notre patrie ; c’est cette force qui a permis que des intérêts étrangers s’emparent des ressources naturelles et des meilleures terres de notre patrie ; c’est cette force qui s’est arrogé le droit de s’ingérer dans les affaires de notre pays ; c’est cette force qui a écrasé autant de révolutions qu’on a essayé de faire ; c’est cette force qui s’est toujours associée à tout ce qu’il y avait de négatif, de réactionnaire et d’abusif dans notre pays. Et c’est cette même force qui tente maintenant de nous empêcher d’arranger notre pays.”

"Que disparaisse la philosophie de la spoliation, et la philosophie de la guerre aura disparu !".

"Quelle est l’attitude de l’impérialisme yankee face à cette réalité, objectivement et historiquement inexorable, de la révolution latino-américaine ? Se préparer à livrer une guerre coloniale contre les peuples d’Amérique latine, créer son appareil de coercition, les prétextes politiques et les pactes pseudo-légaux souscrits avec les représentants des oligarchies réactionnaires, pour écraser à feu et à sang la lutte des peuples latino-américains".  

 

«L’impérialisme représente aujourd’hui le danger de la guerre, la menace de la guerre, d’une guerre qui ferait pâlir les guerres antérieures, d’une guerre qui voudrait dire la mort de centaines de millions de personnes, si tant est qu’on puisse calculer les destructions que causerait une guerre atomique».

"Lutter pour la paix, autrement dit lutter contre la guerre, lutter pour le désarmement, c’est adopter, non une attitude passive, mais une attitude active en faveur de l’indépendance et de la libération des peuples".

La solidarité entre les individus est inséparable de la solidarité entre les peuples, de même que l’égoïsme capitaliste est inséparable de l’individualisme, du nationalisme, des visées impériales et des guerres d’agression et de rapine.