"La puissante nation du Nord fut toujours hostile à notre lutte, car, selon la destinée manifeste, le lot de notre patrie était depuis longtemps l’intégration à son territoire en pleine expansion.
Le moment venu, la décadence de l’empire espagnol – celui où le soleil ne se couchait jamais – aida la nouvelle puissance impériale à lancer le coup de patte qui lui permit de s’emparer de Cuba, de Porto Rico, des Philippines et de Guam. Elle chercha des prétextes, elle recourut à la fourberie et au mensonge, elle reconnut que le peuple cubain était de fait et de droit libre et indépendant, ce par quoi elle visait à obtenir le soutien de nos combattants chevronnés à la guerre de ses troupes d’intervention".
Citations
"Dans son discours, Obama juge que la Révolution cubaine est antidémocratique et ne respecte pas les libertés et les droits de l’homme. Exactement l’argument que les administrations étasuniennes ont avancé, presque sans exception, pour justifier leurs crimes contre notre patrie. Le blocus est en soi génocidaire. Je ne souhaiterais pas que les petits Etasuniens continuent de s’éduquer dans cette éthique honteuse.
La révolution armée n’aurait peut-être pas été nécessaire sans l’intervention militaire des Etats-Unis [dans la guerre d’Indépendance cubaine], sans l’amendent Platt et sans le colonialisme économique que tout ceci a entraîné dans l’île".
“Les Etats-Unis d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec les Treize Colonies qui formulèrent la Déclaration de Philadelphie quand elles se soulevèrent contre le colonialisme anglais. Ils constituent à présent un Empire gigantesque dont les fondateurs ne pouvaient avoir la moindre idée. Rien n’a changé toutefois pour les autochtones et les Noirs. Les premiers furent exterminés à mesure que la nation s’étendait; les seconds continuèrent d’être vendus à l’encan sur les marchés – hommes, femmes, enfants – pendant encore presque un siècle, malgré la fameuse petite phrase: « Tous les hommes naissent libres et égaux », de la Déclaration d’Indépendance. Les conditions objectives en place sur notre planète ont favorisé l’essor de ce système.”
"Que décide l’impire afin de rivaliser avec Cuba sur notre continent ? Expédier un énorme bateau converti en hôpital flottant qui passe dix jours dans chaque pays. Cette méthode peut aider assurément un certain nombre de personnes, mais il s’en faut de beaucoup qu’elle règle les problèmes de chaque pays ; elle ne compense pas non plus le vol de cerveaux ni ne peut former les spécialistes nécessaires pour prêter de vrais services médicaux chaque jour de la semaine et de l’année. Tous les porte-avions réunis, qui sont maintenant des instruments d’intervention militaire sur les divers océans de la Terre, ne pourraient pas, convertis en hôpitaux, prêter les services que les médecins cubains offrent à des millions de personnes aux endroits les plus reculés du monde où des femmes accouchent, des enfants naissent et des malades ont besoin de soins urgents".
«Certains rêvent toujours de faire plier le genou à Cuba en recourant à ce blocus criminel en tant qu’instrument de politique extérieure des Etats-Unis. Si ces derniers retombent dans cette erreur, ils risquent d’avoir à passer un nouveau demi-siècle à appliquer cette politique inutile, à supposer que l’Empire puisse durer si longtemps».
“Les États-Unis ne peuvent satisfaire leurs besoins vitaux sans soutirer d’énormes ressources minérales dans un grand nombre de pays qui doivent se borner à les exporter dans bien des cas sans opérations de raffinage intermédiaire, une activité qui, si elle convient aux intérêts de l’Empire, est réalisée en règle générale par de grandes transnationales aux capitaux yankees.”.
“Les injustices monstrueuses que l’impérialisme a semées sur la planète marquent la fin inexorable d’un système et d’une ère auxquels il ne peut rester beaucoup de temps. Celui-ci aussi presse. Remercions notre compatriote vénézuélien de son avertissement claironnant.”
"Les drogues constituent de nos jours l’un des plus graves problèmes de ce continent et de l’Europe. Dans la lutte contre le narcotrafic et les activités criminelles organisées, des phénomènes stimulés par l’énorme marché des États-Unis, les pays latino-américains perdent presque dix mille hommes par an, soit plus du double de ceux que les USA ont perdu dans la guerre en Iraq. Leur nombre augmente, et il s’en faut de beaucoup que le problème soit réglé".
«L’ignorance, le sous-développement, la dépendance économique, la pauvreté, l’émigration de ceux qui cherchent du travail et sont expulsés de force, le vol de cerveaux et même les armes perfectionnées de la criminalité organisée ont été les conséquences des interventions et du pillage en provenance du Nord».
“La présence d’un Empire si puissant qui a disséminé sur tous les continents et sur tous les océans des bases militaires, des porte-avions et des sous-marins nucléaires, des bâtiments de guerre modernes et des avions de combat perfectionnés emportant toutes sortes d’armes, des centaines de milliers de soldats pour lesquels leur gouvernement réclament l’impunité absolue, constitue le pire des casse-tête pour n’importe quel gouvernement, qu’il soit de gauche, du centre ou de droite, qu’il soit allié des États-Unis ou non”.
"Il ne va absolument rien rester du prestige de la politique impériale. Nous dénoncerons et démolirons systématiquement, un à un, leurs hypocrisies et leurs mensonges. Ils n'ont pas la moindre idée, c'est évident, du genre de peuple qui s'est forgé en quarante ans de révolution."
“Les impérialistes se trompent s’ils sous-estiment aussi les autres peuples latino-américains. Aucun d’eux n’est d’accord avec leurs bases militaires, aucun d’eux ne manquera de se solidariser avec n’importe lequel qu’ils attaqueraient.”