“Ils sont nés à quatre-vingt-trois ans d’intervalle. Le premier était déjà un personnage légendaire quand le second est venu au monde. Si l’un a affirmé que quiconque tenterait se s’emparer de Cuba recueillerait la poussière de son sol baignée de sang s’il ne périssait dans la lutte, l’autre a baigné de son sang le sol de Bolivie en tâchant d’empêcher que l’empire ne s’empare de l’Amérique”.

“Le problème de la Colombie pourra seulement se résoudre pour la paix, et dans la paix, je pensé que chacun doit faire sa part. Paix véritable, car certaines paix là-bas ont fini au cimetière”.

“Les guerres ne doivent pas exister. Nous devons lutter, notamment dans la recherche de la paix partout dans le monde, aussi en Colombie. La guerre ne doit pas exister, car par la guerre, dans cette minute de l’histoire de l’Amérique, il n’est pas possible résoudre aucun problème”.

"La mondialisation néo-libérale imposée au monde, conçue dans le cadre du « Consensus de Washington » pour piller encore plus les ressources naturelles de la planète, a conduit la plupart des pays du tiers monde, en particulier ceux d’Amérique latine, à une situation désespérée et intenable".

“Je suis profondément convaincu, et depuis très longtemps, que, quand la crise éclate, les leaders apparaissent. C’est ainsi qu’est apparu Bolívar quand l’occupation de l’Espagne par Napoléon et l’intronisation d’un roi étranger ont créé des conditions propices à l’indépendance des colonies espagnoles sur ce continent. C’est ainsi qu’est apparu Martí, quand a sonné l’heure propice à la révolution d’indépendance cubaine. C’est ainsi qu’est apparu Chávez, quand la terrible situation sociale et humaine au Venezuela et en Amérique latine prouvait que le moment était venu de lutter pour la seconde et véritable indépendance.”

 

Discours et interventions : À la remise de l’ordre  Carlos Manuel de Céspedes à Hugo Rafael Chávez Frías, président de la République bolivarienne du Venezuela, à l’occasion du dixième anniversaire de sa première visite à Cuba, au théâtre Karl Marx de La Havane, le 14 décembre 2004.

Allocution à l'occasion de la remise de l'ordre Carlos Manuel de Céspedes au président du Venezuela

“L’unité signifie pour moi partager le combat, les risques, les sacrifices, les objectifs, les idées, les concepts et les stratégies auxquels l’on parvient par des débats et des analyses. L’unité signifie la lutte commune contre les annexionnistes, les bradeurs de patrie, les corrompus qui n’ont rien à voir avec le militant révolutionnaire. C’est à cette unité-là autour de l’idée de l’indépendance et face à l’Empire qui marchait sur les peuples d’Amérique que je me suis toujours référé”.

"Cuba soutenait des relations d’amitié avec tous les pays latino-américains et caribéens, qu’ils soient de gauche ou de droite. Il y a belle lurette que nous avons tracé cette ligne de conduite et nous ne la changerons pas : nous sommes prêts à soutenir n’importe quelle démarche en faveur de la paix entre les peuples. C’est un terrain épineux et scabreux, mais nous y persévérerons".

“Les trompettes de la guerre retentissent fort dans le Sud de notre continent à cause des plans génocidaires de l’Empire yankee. Rien de nouveau sous le soleil ! C’était prévu !”

"Que tout ceci soit à présent en danger ne nous convertit pas en belligérants. Nous sommes des partisans décidés de la paix entre les peuples de ce sous-continent que Martí a baptisé comme Notre Amérique".

 

"Condoleezza Rice en personne devrait répondre à quelques questions : Combien d’Etasuniens ont-ils perdu la vie à la suite de bombes larguées par Cuba ? Une seule brique a-t-elle jamais été brisée aux USA par un engin explosif en provenance de notre pays ? Pourquoi nous inscrit-on sur la grotesque liste des pays terroristes, à laquelle on menace d’ajouter arbitrairement le Venezuela ? Qui a recouru au terrorisme contre notre pays pour détruire des avions en plein vol, provoquer des sabotages, des invasions mercenaires, nous menacer de bombardements et de guerres, nous imposer un blocus économique et réaliser des actions qui nous ont coûté des milliers de vies et de centaines de milliards de dollars? Qui donc va vous croire, Bush et vous-même ? Pourquoi vous entêtez-vous à provoquer des guerres fratricides entre les peuples latino-américains?".

"Le plus fondamental de notre coopération médicale consiste peut-être en la formation comme médecins de (...) jeunes Boliviens, (...) à l’Ecole latino-américaine de médecine d’où sont déjà sorties, avec d’excellents résultats, trois promotions, (...) dans le cadre de notre nouveau programme de formation. Je n’exagère pas en disant que les familles des enfants qui étudient cette spécialité dans notre patrie sont nos amis les plus solides et les plus combatifs en Amérique latine, et bien entendu en Bolivie". 

"Pour les peuples et les gouvernements latino-américains, ce sera l’épreuve du feu. Pour nos médecins et nos éducateurs, quel que soit le cours des événements dans le pays où ils font leur noble et pacifique tâche, ça le sera aussi. Dans des situations de danger, ils n’abandonneront pas leurs patients et leurs élèves".