"Tout ce que je peux dire du comandante Guevara, c’est qu’il sera toujours là où il sera le plus utile à la Révolution et que les relations entre lui et moi sont optimales. Comme à l’époque où nous nous sommes connus, et même bein meilleures, pourrais-je dire. Je crois que sa tournée en Afrique a été très profitable. Il est allé aussi en Chine avec une délégation.Il est polyvalent. D’une intelligence extraordinaire. Un des dirigeants les plus complets."

 

Interview avec des journalistes étrangers dans les plantations de canne de Camagüey, 18 avril 1965.

"C’est que nous n’admirions pas seulement le guerrier dans le Che, l’homme capable de grands exploits. Ce qu’il avait fait et ce qu’il était en train de faire :affronter avec une poignée d’hommes toute une armée oligarchique, instruite par les conseillers yankees, équipée par l’impérialisme yankee, appuyée par les oligarchies de tous les pays voisins, constitue en soi un exploit extraordinaire".

Si nous voulons un modèle d’homme, d’homme qui n’appartient pas à notre époque, d’homme qui appartient à l’avenir, eh ! bien je vous dis de tout cœur que ce modèle dont la  conduite est sans faute, dont l’attitude est sans faute, dont l’action est sans faute, c’est le Che ! Si nous voulons dire ce à quoi nous aspirons pour nos enfants, nous devons dire du fond de notre cœur de révolutionnaires : Nous voulons qu’ils soient comme le Che !

"S'il faut un paradigme, s'il faut un modèle, s'il faut un exemple à imiter pour parvenir à ces objectifs si élevés, c'est le Che, et il nous faut des hommes et des femmes qui l'imitent, qui soient comme lui, qui pensent comme lui."
"Merci pour venir en renfort dans cette bataille difficile que nous livrons aujourd’hui afin de sauver les idées pour lesquelles tu as tant lutté, afin de sauver la Révolution, la patrie et les conquêtes du socialisme, la partie réalisée des grands rêves que tu as nourris !"

“Tous deux portèrent la guerre révolutionnaire à Cuba d’Est en Ouest ; tous deux moururent au champ d’honneur ; tous deux sont aujourd’hui des symboles indépassables de courage et d’intransigeance révolutionnaire ; tous deux sont maintenant à nos côtés, et nous à leurs côtés ; tous deux ont fait ce que tout un peuple a juré d’être prêt à faire ; tous deux sont nés le même jour : hier, 14 juin. Le hasard ne pouvait rien imaginer de mieux.”

“Ils sont nés à quatre-vingt-trois ans d’intervalle. Le premier était déjà un personnage légendaire quand le second est venu au monde. Si l’un a affirmé que quiconque tenterait se s’emparer de Cuba recueillerait la poussière de son sol baignée de sang s’il ne périssait dans la lutte, l’autre a baigné de son sang le sol de Bolivie en tâchant d’empêcher que l’empire ne s’empare de l’Amérique”.

« Les révolutionnaires cubains, lancés dans cette bataille d’idées que nous livrons et attachés à la défense difficile et héroïque de la Patrie, de la Révolution et du Socialisme, nous rendons aujourd’hui un hommage spécial à nos deux grands héros, animés d’une décision résolue et inébranlable : Nous serons tous comme Maceo et le Che ! »

“Si je voulais chercher un mot qui soit synonyme d’austérité, d’intégrité, d’esprit de sacrifice et de morale, je dirais : Che”.

"Eh bien, oui, le Che était un révolutionnaire, c’était un communiste et c’était un excellent économiste ! Etre un excellent économiste dépend de l’idée que vous vous faites à la tête d’une des branches de l’économie du pays, à la tête de la Banque nationale. Le Che l’a été à double titre : de communiste et d’économiste, non parce qu’il avait le diplôme correspondant, mais parce qu’il avait beaucoup lu et beaucoup observé".

"Il a promis de maintenir les conquêtes et les grandes avancées sociales, de poursuivre au même rythme l’industrialisation du pays et de convertir le Venezuela en modèle de pays industrialisé assorti de justice sociale, qui servira d’exemple et d’inspiration au Tiers-monde."