Nous avons rendu hommage, tout au long de l’histoire, à des héros légendaires et à des femmes qui se sont couverts de gloire en tant qu’exemples de courage, d’abnégation et d’esprit de sacrifice qui ont inspiré des générations entières à lutter pour un monde meilleur, plus humain et plus juste. Mais nous avons rarement eu le privilège de vivre avec eux et avec elles.  
J'entend encore le tic tac curieux de Radio Reloj silencieux, privé de parole. Nous essayons de scruter ce mystère depuis le haut d'une montagne, à mille mètres d'altitude en plein coeur de la Sierra Maestra avec seulement douze hommes. Il y avait quelque chose de grave dans tout cela! Mais j'étais loin d'imaginer qu'à cet instant même un groupe de compatriotes héroïques, avec José Antonio à leur tête, était en train de réaliser l'engagement passé entre le Mouvement 26 Juillet et la Fédération d'étudiants le 30 août 1956, au Mexique, à lutter ensemble pour "renverser la tyrannie et mener…
L'actuel ordre économique mondial constitue un système de pillage et d'exploitation comme il n'en a jamais existé dans l'histoire. Les peuples croient de moins en moins aux déclarations et aux promesses.  Le prestige des institutions financières internationales est au-dessous de zéro.L'économie mondiale est aujourd'hui un casino gigantesque.  Des analyses récentes signalent que sur chaque dollar employé dans le commerce mondial,  plus de cent sont consacrés aux opérations spéculatives qui n'ont aucune relation avec l'économie réelle.
Je vous prie de m’excuser de ne pouvoir vous accompagner plus longtemps à cause d’une situation spéciale créée par ma participation à ce Sommet et je me vois forcé à rentrer immédiatement chez nous. A la tête de la délégation de Cuba, restera le camarade Ricardo Alarcón de Quesada, Président de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, inlassable combattant pour la défense des droits du tiers monde.  Je lui délègue les prérogatives qui me correspondent à cette réunion en tant que Chef d’Etat.
Que de souffrances, mais que de satisfactions ! Malgré la crise économique, malgré les cours du sucre qui sont misérables, malgré les cours du nickel qui dépassent à peine les coûts, malgré le coup essuyé par le tourisme à la suite de l’acte terroriste réalisé à New York contre le peuple nord-américain et malgré les conséquences politiques qu’il a entraînées et qui ont conduit le monde à de très graves tensions et à de très graves problèmes auxquels vous et moi sommes accoutumés depuis belle lurette.   
Mais bataille d’idées ne signifie pas seulement avoir des principes, des théories, des connaissances, de la culture, des arguments, de la réplique et de la contre-réplique, détruire des mensonges et semer des vérités : elle veut dire aussi des faits et des réalisations concrètes. Même en pleine Période spéciale, soumis au blocus, à l’hostilité et aux menaces du plus puissant empire qui ait jamais existé, notre peuple conçoit et construit la société la plus juste et la plus humaine qu’on ait connue à ce jour. Nous en sommes pleinement conscients. Et les jeunes, les étudiants et nos merveilleux…
Mon refus à présenter les preuves que m’ont obligé à quitter Monterrey le jour même que j’ai prononcé mon allocution à la Conférence au Sommet des Nations Unies sur le Financement du Développement, se devait au fait que monsieur Castañeda avait entraîné dans son aventure effrontée le Président Vicente Fox et que je ne pouvais pas les révéler sans impliquer le Chef d’Etat lui-même. Monsieur Castañeda avait ourdi à Washington la conspiration actuelle contre Cuba à Genève. D’une part le gouvernement tchèque était déjà écoeuré de son rôle coûteux de mercenaire et de son discrédit . D’une autre…
Nous avons été condamnés à Genève par ceux qui estiment que ce peuple, réuni ici telle une mer et dont la télévision retransmet les images dans n’importe quel endroit du monde, a été privé de ses droits de l’homme. En tout cas, il est absolument sûr qu’aucun de ceux qui ont promu, parrainé ou soutenu en Amérique latine ce projet-là ne pourrait réunir dans les capitales respectives cinq pour cent des citoyens réunis ici.
Voilà à peine trois jours, qu’un personnage fort connu, Otto Reich, sous-secrétaire d’état, a été pris dans un mensonge honteux lorsqu’il affirmait le 12 avril que quatre avions cubains avaient atterri dans la capitale vénézuélienne sans qu’on sache « ce qu’ils y faisaient et ce qu’ils transportaient ». C’était, semble-t-il, le début d’une campagne contre Cuba ou d’une vengeance en raison de l’extraordinaire échec du coup fasciste encouragé par lui, ou les deux choses à la fois.
L’invitation sincère à visiter Cuba que je vous avais formulée à plus d’une reprise à l’occasion des brèves rencontres que nous avons eues à l’étranger se concrétise aujourd’hui.Nous avons assumé, en parallèle, la responsabilité de diriger les destinées de nos pays : vous, dans une nation immense et puissante ; moi, dans une petite île à cent cinquante kilomètres de votre pays.
Je n’étais pas sûr de devoir prendre la parole, entre autres raisons pour ne pas vous exposer ici à un discours qui risquerait de s’étendre un petit peu plus que prévu, mais devant ce silence total, je me suis senti obligé d’occuper – écoutez-bien – quelques minutes cette tribune. On nous a distribué un programme qui disait plus ou moins : « Prononcera l’allocution centrale… », comme on dit d’ordinaire lors des meetings publics, au cours des tribunes publiques, etc. Je dis, moi, que je ne prononcerai que l’allocution finale, parce que l’allocution centrale correspondait au président Carter.
Si les dirigeants accablés de notre monde complexe ont, entre maintes autres obligations, un devoir élémentaire – sans oublier la faim, la pauvreté, le sous-développement, les maladies qui déciment de régions entières, les changements climatiques et d’autres calamités – c’est bien de réfléchir et de méditer sur les racines profondes qui ont provoqué la dangereuse pandémie de terrorisme actuelle et d’appliquer des méthodes vraiment efficaces pour les éradiquer.