“On ne dira jamais assez le cynisme de la politique étasunienne qui inscrit Cuba sur sa liste des pays terroristes, lui applique exclusivement une loi assassine, dite d’Ajustement cubain, et lui impose un blocus économique qui interdit de nous vendre des équipements médicaux et des médicaments.”

"Cuba a prouvé que pour combattre les drogues, la justice et le développement suffisaient. Dans notre pays, le taux de crime pour cent mille habitants est l’un des plus bas au monde. Aucun autre pays du continent ne peut faire état de taux de violence aussi faibles. Et l’on sait que, malgré le blocus, aucun autre ne possède des niveaux d’éducation aussi élevés."
"L’ONU ne peut exister sans les peuples qui exigent la levée du blocus. Cette institution, née alors que l’immense majorité d’entre nous n’étaient même pas indépendants, à quoi sert-elle sans nous ? À quoi donc parler de nos droits si nous ne pouvons même pas demander la levée du blocus appliqué à un petit pays ? On nous a, d’une façon ou d’une autre, subordonnés aux intérêts des USA et de l’OTAN, une organisation belliciste qui dépense tous les ans plus d’un billion de dollars en guerres et en armements, une somme qui suffirait largement à apporter l’essentiel à tous les peuples du monde."

"Sans fausse modestie, il est douloureux de signaler que notre pays en butte au blocus, menacé et calomnié a prouvé que les peuples latino-américains peuvent vivre sans violence ni drogues. Ils peuvent même vivre – comme nous l’avons démontré pendant plus de cinquante ans – sans relations avec les États-Unis, une preuve faite non par nous, mais par eux. "

“Et pourtant tout ceci ne lui a toujours pas permis de comprendre que cinquante ans de blocus et de crimes contre notre patrie n’ont pas pu faire fléchir notre peuple. Bien de choses changeront à Cuba, mais elles changeront par nos propres efforts et malgré les États-Unis. Cet Empire s’effondrera peut-être avant”.

"(...) notre monde globalisé sous la férule de l’Empire yankee, plus aucun pays n’est sûr : la communauté internationale aurait-elle beau réitérer à satiété son refus unanime du blocus économique appliqué à Cuba ou son approbation de toute autre mesure, tel le droit du peuple palestinien à se doter d’un État à lui, ce droit-ci ou n’importe quel autre n’a absolument aucune validité s’il ne s’ajuste pas aux intérêts de l’Empire".

“N’importe quelle personne honnête capable d’observer avec objectivité les événements peut constater le danger que représente l’ensemble des faits cyniques et brutaux qui caractérisent la politique des États-Unis et qui expliquent pourquoi ils se sont retrouvés si honteusement seuls lors du débat aux Nations Unies sur la résolution : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique”.

"Il est tout à fait clair que les Etats-Unis tenteront toujours d’exercer des pressions sur Cuba, comme ils le font sur l’ONU et sur toute institution publique ou privée du monde. C’est là une des caractéristiques de leurs administrations, et on ne saurait en attendre autre chose. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas en vain que l’on résiste depuis cinquante-quatre ans – et tout le temps qu’il faudra – et que l’on se défend inlassablement face au blocus économique criminel du puissant Empire."

« Nous avons un adversaire très puissant, qui est notre plus proche voisin : les États-Unis d’Amérique. Nous l’avons prévenu que nous résisterions au blocus, même si ceci implique un coût très élevé pour notre pays. Il n’y a pas de prix plus cher à payer que de capituler devant l’ennemi qui vous agresse sans raison ni droit ».

«Et ceux qui sont morts dans les attaques de mercenaires à des navires et à des ports cubains !  Et l’avion de ligne rempli de passagers saboté en plein vol ! Et les invasions de mercenaires ! Et la foule d’actes de violence et de force ! Que personne ne se fasse des illusions : le peuple de ce pays noble et dévoué ne renoncera jamais à sa gloire et à ses droits, pas plus qu’à la richesse spirituelle qu’il a gagnée grâce à l’essor de l’éducation, de la science et de la culture».