Quand on connaît la histoire de la humanité et la histoire des révolutions, on sait que aucune révolution na été plus humaine ni plus pure que la Révolution cubaine. Et nos ennemis nont pu détruire cette vérité, malgré leur gigantesque appareil de propagande.
Il n’est pas facile, compte tenu de la complexité des problèmes et du monde actuels, de maintenir cette ligne-ci, de maintenir ce critère inflexible, de maintenir cette indépendance inflexible. Mais nous la maintiendrons ! Cette Révolution-ci n’a été importée de nulle part, elle est un produit authentique de notre pays. Personne ne nous a dit comment nous devions la faire, et nous l’avons faite ! Personne ne devra nous dire comment nous continuerons de la faire, et nous le ferons ! Nous avons appris à écrire l’Histoire, et nous continuerons de l’écrire ! Que nul n’en doute.
« […] Qu’a donc fait Cuba pour être condamnée ? Qu’a donc fait notre peuple pour mériter la Déclaration du Costa Rica ? Tout ce qu’a fait notre peuple, c’est briser ses chaînes ! Tout ce qu’a fait notre peuple, sans porter préjudice à aucun autre peuple, sans rien enlever à aucun autre peuple, c’est lutter pour un destin meilleur ! »
“Julio Antonio Mella, tu as dit un jour que même morts nous sommes utiles parce que nous servons de drapeau. Et c’est bien vrai ! Tu as toujours été un drapeau de nos ouvriers et de nos jeunes dans les luttes révolutionnaires, et tu es aujourd’hui un drapeau encourageant, exemplaire, victorieux et invincible de la Révolution socialiste à Cuba ! »

« En avant, porte-drapeaux invincibles d’une profession aussi noble, démontrez que tout l’or de la planète ne peut acheter la conscience d’un véritable gardien de la santé et de la vie, prêt à se rendre dans n’importe quel pays qui en aurait besoin et convaincu qu’un monde meilleur est possible ! »

Révolution, cela veut dire avoir le sens du moment historique ; cela veut dire changer tout ce qui doit être changé ; cela veut dire l'égalité et la liberté pleines ; cela veut dire être traité soi-même et traiter autrui comme un être humain ; cela veut dire nous libérer par nous-mêmes et par nos propres efforts ; cela veut dire défier de puissantes forces dominantes dans l'arène sociale et nationale et au-dehors ; cela veut dire défendre des valeurs auxquelles on croit au prix de n'importe quel sacrifice ; cela veut dire modestie, désintéressement, altruisme, solidarité et héroïsme ; cela veu
La destinée de Cuba doit être grande, parce que notre peuple s’est mis en branle, parce que notre peuple est debout et prêt à tout ; et quand les peuples se dressent comme s’est dressé le peuple cubain, quand les peuples se mettent en branle comme s’est mis en branle le peuple cubain avec son Armée rebelle à l’avant-garde, alors la voie est tracée.

La Révolution est le plus complexe et le plus troublé de tous les événements historiques. C’est là, comme nous l’apprend l’Histoire,  une loi incontournable de toutes les révolutions; aucune véritable révolution n’a jamais manqué d’être un processus extraordinairement troublé, ou alors ce n’en est pas une.

La République n’a pas été libre en 1895 et le rêve des mambis s’est frustré au dernier moment ; la Révolution ne s’est pas faite en 1933, escamotée par ses ennemis. Cette fois-ci, la Révolution a avec elle le peuple tout entier, tous les révolutionnaires, tous les militants honorables. Sa force est si grande et si irrépressible que cette fois-ci le triomphe est assuré !

« À Cuba, le cauchemar social et humain que j’avais dénoncé en 1953 et qui avait donné lieu à notre lutte a été balayé en quelques années après la victoire de 1959. Très tôt, il n’y eut plus […] d’enfants mal nourris, nu-pieds et rongés de parasites, sans écoles ou sans instituteurs, même sous un arbre; ils ne moururent plus massivement de faim, de maladie ou de manque de ressources ou de soins médicaux. Les longs mois de la morte-saison disparurent. On ne vit plus d’hommes et de femmes sans travail dans les campagnes. »