"(...)  tout ce qui contribue aujourd’hui au sous-développement et à la pauvreté constitue une violation flagrante de l’écologie. Des dizaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants en meurent chaque année dans le Tiers-monde, plus que durant chacune des deux guerres mondiales. L’échange inégal, le protectionnisme et la dette extérieure agressent l’écologie et favorisent la destruction de l’environnement".

"Pour les sociétés surdéveloppées, le problème n’est pas de croître, mais de  distribuer, et de distribuer non seulement entre elles, mais entre tout le monde. La croissance durable dont on parle est impossible sans une distribution plus juste entre tous les pays."

"Il est impossible d’attendre, car demain, il risque d’être trop tard. Nos décisions d’aujourd’hui ne peuvent rester lettre morte : elles doivent faire l’objet d’un suivi concret et aboutir à la création d’instruments de travail concerté efficaces".

"La mer des Antilles doit être protégée de la pollution négligente et de la surexploitation de ses ressources. La vulnérabilité de nos écosystèmes, vitaux pour notre subsistance économique, doit faire l’objet d’une attention sérieuse dans le cadre des programmes économiques régionaux".

"Dans le secteur du tourisme, nous avons fait quelques progrès. Mais nous sommes encore loin d’avoir converti la région dans son ensemble en cette destination privilégiée du tourisme international que méritent nos richesses naturelles. Ce patrimoine commun de nos peuples exige une vigilance spéciale".

Devant une telle euphorie, personne ne peut prédire jusqu’à quand le système économique des États-Unis, régi par les lois aveugles de l’économie de marché, pourra empêcher l’éclatement de la bulle financière. Il n’existe pas de miracles en économie.

"(...) pour être actuellement économistes du peuple, je répète, il faut être économiste politique; et les hommes politiques doivent posséder un minimum de connaissances économiques et, si possible, un maximum de connaissances en cette matière, car l'économie est à l'heure actuelle l'arène où se joue le destin de l'humanité, la base de nos luttes. Et les hommes politiques qui ne comprennent pas ou qui ne veulent pas comprendre, ou qui ne fassent des efforts pour apprendre l'économie ne sont pas dignes de jouer le rôle qui leur incombe en tant qu’hommes politiques".

“On essaye de nous imposer un ordre économique dans lequel nos pays pauvres et petits n’ont qu’un seul avenir: devenir une immense zone franche où l’industrie et le capital des puissants trouveront une main-d’oeuvre à bon marché, où ils détruiront notre environnement, épuiseront nos ressources et multiplieront les gains sans même payer d’impôts”.

“L’on prétend imposer le même traitement à des pays ayant des capacités et niveaux de développement très différents, ce qui est profondement injuste. Nos économies particulièrement arriérées et vulnérables -conséquence logique des siècles de colonisation, d’esclavage et de pillage-, privées de schémas préférentiels et de toute contribution extérieure considérable de ressources non remboursables, ne pourraient jamais participer avec succès à l’économie mondiale.”

“Les investissements étrangers et le maximum de possibilités, de garanties et de sécurité pour les investisseurs s'inscrivent parfaitement dans notre conception révolutionnaire et vraiment socialiste”.

«Certains, en proie à l'angoisse, à l'incertitude et au doute, cherchent des solutions de substitution éclectiques. Or, face à une mondialisation néolibérale, déshumanisée, moralement et socialement indéfendable, écologiquement et économiquement intenable, le monde n'a pas d'autre choix qu'une distribution juste des richesses que les êtres humains créent de leurs mains laborieuses et de leur intelligence féconde.»

«Plût au ciel que ce ne soit pas par des crises économiques catastrophiques qu'apparaissent des solutions !  Les plus touchés seraient des milliards de personnes du tiers monde. Une connaissance élémentaire des réalités technologiques et du pouvoir destructeur des armes modernes nous contraint de penser qu'il est de notre devoir d'empêcher que les conflits d'intérêt qui éclateront inévitablement ne conduisent à des guerres sanglantes.»