"Comment le gouvernement impérialiste qui maintient par la force une base militaire dans notre pays et soumet notre peuple à un criminel blocus économique ose-t-il parler de droits de l’homme ?"

 

Discours et interventions : Pour le vingt-cinquième anniversaire de l’attaque de la caserne Moncada à la Cité scolaire de Santiago de Cuba, 26 juillet 1978.

Pour le Vingt-cinquième Anniversaire de L’attaque de la Caserne Moncada, à la cité Scolaire 26-Juillet, Santiago de Cuba

"Qui pourrait s’étonner que la Conférence se soit vue dans l’obligation, pour des raisons qui ne découlent d’aucun préjugé politique mais de l’analyse objective des faits, de signaler que la politique des États-Unis joue un rôle-clé qui empêche l’établissement d’une paix juste et globale dans la région, dans la mesure où ceux-ci s’alignent sur Israël, le soutiennent, manœuvrent pour des solutions partielles favorables aux visées sionistes et garantissant les acquis de l’agression israélienne au détriment du peuple arabe palestinien et de toute la nation arabe?"

"La base d’une paix juste dans la région commence par le retrait total et inconditionnel d’Israël de tous les territoires palestiniens et des autres territoires arabes occupés et suppose pour le peuple palestinien la restitution de tous ses territoires occupés et le recouvrement de ses droits nationaux inaliénables, y compris son droit au retour à sa patrie, à l’autodétermination et à l’instauration d’un État indépendant en Palestine, conformément à la Résolution 3236 de l’Assemblée générale. Ce qui implique l’illégalité et la nullité des mesures adoptées par Israël dans les territoires palestiniens et arabes occupés, ainsi que celles de l’implantation de colonies dans les territoires palestiniens et dans les autres territoires arabes, leur démantèlement immédiat étant une condition requise pour la solution du problème."

En ces années cruciales, la puissance capitaliste la plus forte et possédant le plus de ressources de tous les temps s’est payée le luxe de vivre en parasite aux dépens de l’épargne du reste du monde qui s’est vu contraint non seulement d’éponger ses déficits fiscaux et commerciaux sans précédent dans l’Histoire, mais aussi de financer un course aux armements elle aussi sans parallèle.

“Si nous pouvons être sûrs de quelque chose, c’est que l’aigle rapace qui symbolise l’Empire ne sera jamais réinstallé sur ces colonnes, devenue un
monument de ce qu’il a été dans notre pays et de ce qu’il lui arrivera tôt ou tard s’il continue de vouloir réduire le monde à l’esclavage".  

 

“Nous regardons tout le globe terrestre, dans l’espoir qu’il puisse survivre, que l’homme ait suffisamment d’intelligence et d’énergie pour survivre, que l’humanité ait suffisamment de conscience et d’esprit pour lutter, parce que l’humanité ne pourra survivre” qu’en luttant contre l’anarchie, la folie de l’empire et du système qu’il représente.

“Le 17 juillet - regardez que c'est à peine quelques jours plus tard -, les troupes nord-américaines et espagnoles commencent les négociations, auxquelles ne participent pas les forces cubaines; ce jour-là, l'armistice et la capitulation de la ville sont conclus. Les troupes nord-américaines entrent dans la ville, l'accès étant interdit aux patriotes cubains, ce qui constitue l'un des épisodes les plus tristes de notre histoire; ces combattants qui avaient lutté pendant 30 ans, depuis le 10 octobre 1868, n'ont pu entrer dans la ville. Le drapeau nord-américain est hissé au Palais de gouvernement et au Morro. Indigné, le général Calixto García, qui avait coopéré loyalement avec ces troupes censément alliées, écrit à Máximo Gómez et, devant cette humiliation insupportable, renonce à son poste de chef des troupes cubaines à Oriente. Quel jour ? Le 17 juillet.”

Par principe, nous n’accusons jamais le peuple étasunien. Tout ce que nous pouvons faire, c’est rappeler cette fameuse phrase de Lincoln : vous pouvez berner tout le peuple une partie du temps, ou berner une partie du peuple tout le temps, mais vous ne pouvez pas berner tout le peuple tout le temps.

"Chaque fois qu'un Cubain arrive illégalement aux Etats-Unis, il a l'envie ou le besoin d'y faire venir ensuite des parents et des amis, ce qui multiplie et renforce les départs illégaux. La fameuse loi d'Ajustement cubain engendre ce phénomène, qui n'apporte rien à la société nord-américaine. Les USA ne pourront jamais rétablir la discipline sur les côtes tant qu'elle existera. C'est sur les autorités passées et présentes de ce pays-là que retombe entièrement la responsabilité des victimes disparues tout au long de trente années et de celles qui continueront de disparaître dans ces aventures, par suite de cette politique immorale, anachronique, dénuée de la moindre éthique et de tout sens humain".

"Il s'agissait d'une nouvelle tentative de déstabiliser et de détruire la Révolution cubaine. C'est en quelque sorte cette loi, tout à fait générale et confuse, qui fonda, avec quelques modifications postérieures, le droit de tout Cubain parti illégalement de Cuba à bénéficier automatiquement, à peine entré aux Etats-Unis, de la résidence permanente un an après, un privilège qui n'est concédé à aucun citoyen d'aucun autre pays du monde".

"La Révolution n'interdit jamais les départs légaux vers les Etats-Unis ou ailleurs. Les administrations nord-américaines, pour leur part, stimulèrent toujours les départs illégaux. Le visa devint quelque chose de périmé pour être reçu dans ce pays-là, il importait peu que la personne en question ait un casier judiciaire chargé ou ait commis des crimes, et ce sans exception".

“Mais le fait est que les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux, tout en parlant d'une seule Chine, fournissent les armes les plus modernes au gouvernement séparatiste de l'île et alimentent le mouvement contre l'intégrité de la Chine”.