"On n’a pas souvent accès, au milieu de cette lutte d’idées qui a lieu à l’échelle mondiale, aux médias contrôlés par les grandes sociétés transnationales, ou aux grandes chaînes de télévision ou d’information ; or, il y a toujours la possibilité de faire parvenir le message au monde, toujours, et la tâche sera plus réalisable dans la mesure où les communications se développent.".

“Aujourd'hui, les idéaux sont plus élevés. Nous luttions avant pour notre pays; aujourd'hui, nous luttons pour le monde pour deux raisons. Premièrement, parce que nous avons pris conscience d'humanité, comme Marti l'exprimait d'une manière si belle dans cette phrase : «La patrie c'est l'humanité». Deuxièmement, parce que nous avons acquis ces concepts à partir de notre éducation politique, révolutionnaire, martinienne, marxiste, léniniste, socialiste.”

“Le 17 juillet - regardez que c'est à peine quelques jours plus tard -, les troupes nord-américaines et espagnoles commencent les négociations, auxquelles ne participent pas les forces cubaines; ce jour-là, l'armistice et la capitulation de la ville sont conclus. Les troupes nord-américaines entrent dans la ville, l'accès étant interdit aux patriotes cubains, ce qui constitue l'un des épisodes les plus tristes de notre histoire; ces combattants qui avaient lutté pendant 30 ans, depuis le 10 octobre 1868, n'ont pu entrer dans la ville. Le drapeau nord-américain est hissé au Palais de gouvernement et au Morro. Indigné, le général Calixto García, qui avait coopéré loyalement avec ces troupes censément alliées, écrit à Máximo Gómez et, devant cette humiliation insupportable, renonce à son poste de chef des troupes cubaines à Oriente. Quel jour ? Le 17 juillet.”

« Quarante-cinq ans se sont écoulés depuis l’attaque de la Moncada. Notre patrie lutte depuis plus d’un siècle pour son indépendance et ses droits. Máximo Gómez et bien d’autres combattants ont lutté trente ans, de 1868 à 1898 ; ils ont souffert  l’humiliation de ne pas pouvoir hisser leur drapeau sur cette ville héroïque, de ne même pas pouvoir y entrer au terme de trente ans d’une lutte dévouée, admirable, sacrifiée.  Mais le jour est venu où ces drapeaux ont flamboyé, où leurs idées ont triomphé, des idées qui ne sont jamais restées statiques et qui n’ont jamais interrompu leur marche ascendante. Chaque idée nouvelle peut être un échelon vers les plus hautes cimes du progrès humain. »

“Ce que nous réclamons -et ce pour quoi nous devons lutter-, c’est pour que la mondialisation inévitable qui se développe aujourd’hui en vertu d’une loi de l’Histoire, soit la mondialisation de la fraternité et de la coopération entre tous les peuples, de la globalisation du développement durable, de la distribution juste et de la mise en valeur rationnelle des abondantes richesses matérielles et spirituelles, que l’Homme est capable de créer avec ses mains et son intelligence, condition indispensable pour l’avènement de la patrie commune inéluctable d’une Humanité qui peut et doit perdurer.”

"(...) réclamons -et ce pour quoi nous devons lutter-, c’est pour que la mondialisation inévitable qui se développe aujourd’hui en vertu d’une loi de l’Histoire, soit la mondialisation de la fraternité et de la coopération entre tous les peuples, de la globalisation du développement durable, de la distribution juste et de la mise en valeur rationnelle des abondantes richesses matérielles et spirituelles, que l’Homme est capable de créer avec ses mains et son intelligence, condition indispensable pour l’avènement de la patrie commune inéluctable d’une Humanité qui peut et doit perdurer".

“Lutter pour l'avenir ne veut pas dire qu'on cesse de faire tous les jours ce qu'il faut faire pour le présent, il ne faut pas confondre une chose et l'autre.”

“Les révolutionnaires ont toujours lutté pour l'avenir. Máximo Gómez et Martí ont lutté pour l'avenir. Quand Martí est mort à Dos Ríos, il savait qu'il mourait pour l'avenir, il ne s'inquiétait pas de voir le fruit de tout cela. Sa présence pour plus de temps aurait été extraordinairement utile. Il est mort dans la fleur de l'âge, pourrait-on dire, quand son talent était le plus fécond. Ils luttaient tous pour l'avenir.”

“Nous ne nous battons pas seulement pour survivre, non, nous participons à la lutte pour un monde meilleur, aux côtés du reste du monde.”

“La lutte de n'importe quel pays, de n'importe quel peuple, notamment du Tiers-monde, se convertit forcément aujourd'hui en une lutte pour le monde, en une lutte universelle. Toute petite pierre que vous apportiez - certains peuvent plus, et d'autres moins - dépend de facteurs et de circonstances.”

“Il faut avoir confiance dans l'histoire, il faut avoir confiance dans les peuples, et ceci nous stimule dans cette lutte et nous apprend des choses”.

«Nous lutterons pour notre peuple et pour l'humanité. Et notre voix peut porter et portera très loin.»