Arrive avec Juan Manuel Márquez à Miami. S’installent dans deux petits appartements de la 12e rue du South West.
Chronologie
La revue Bohemia publie l’article : « Mitin oposicionista en Nueva York », du journaliste Vicente Cubillas, sur la manifestation de l’hôtel Palm Garden.
De Miami, invite le commentateur de radio Guido García Inclán à faire partie des orateurs qui interviendront au meeting prévu au théâtre Flager, le dimanche 20 novembre.
Pour le 45e anniversaire de la Révolution mexicaine, envoie un salut à la jeunesse mexicaine qui est lu au meeting tenu au palais des Beaux-Arts de Mexico.
Préside aux côtés de Juan Manuel Márquez un meeting patriotique au théâtre Flager de Miami, où interviennent des représentants des clubs patriotiques 26-Juillet de New-York et de Miami, et d’autres personnalités. Il intervient en conclusion, disant entre autres : « Nous réunirons nos compatriotes autour d’une idée de dignité pleine pour le peuple cubain et de justice pour les affamés et les démunis. »
La revue Bohemia publie une interview de Ramón Coto à Fidel Castro, intitulée : « Sirvo a Cuba. Los que no tienen el valor de sacrificarse », où il réplique vertement au jeune Angel Boán Acosta qui y a publié un article intitulé: « Fidel, no le hagas un servicio a Batista ».
Avec Félix Elmuza et d’autres compagnons, arrive à Tampa pour y organiser le Club patriotique 26-Juillet et rencontrer l’émigration cubaine. S’installe chez une famille d’émigrés cubains, dans la 14e avenue, entre les 16e et 17e rues, à Ivar City.
María Antonia González arrive de Mexico pour rencontrer Fidel et lui apporter des communications de Raúl, de Montané et de Melba qui le mettent au courant des derniers événements survenus au Mexique et d’informations reçues de Cuba au sujet des préparatifs d’un attentat contre lui.
Une fois constitué le Club patriotique du 26-Juillet de Tampa, Fidel intervient au meeting organisé en son honneur au siège de l’Union des métallos (7e avenue entre les 12e et 13e rues) : il y évoque l’exécution, ce même jour, de huit étudiants de médecine par le régime colonial espagnol en 1871, souligne le courage des Cubains qui se sont battus contre la dictature de Machado et de ceux qui, aujourd’hui, le font pour faire tomber la dictature de Batista.
Part de Miami pour Cayo Hueso pour conclure sa tournée dans le Sud de la Floride, en compagnie de Félix Elmuza et d’autres émigrés. Descend au motel Siboney (entre les rues Truman y Elizabeth) où il rencontre plusieurs émigrés, dont Rafael García Bárcenas, dirigeant du Mouvement national révolutionnaire (MNR).
Le soir, se rend chez Julio Cabañas Pazos, une des figures prestigieuses de la colonie cubaine à Cayo Hueso et président du Club San Carlos, à qui il dédicace un exemplaire de l’édition new-yorkaise de L’Histoire m’acquittera.
Ecrit longuement de Cayo Hueso à Luis García Leal, Julio Ramírez, Abelardo Borjas et Celestino Rodríguez, leur envoyant des instructions qu’ils ont demandées pour fonder le Club patriotique du 26-Juillet à Bridgeport.
Environ 200 émigrés cubains se réunissent sur le stationnement du cinéma en plein air Kennel Club, à Stock Island, Cayo Hueso. Prenant la parole, Fidel rappelle le rôle joué par les cigariers cubains émigrés de Cayo Hueso pendant la guerre de 1895-1898 et leur appui résolu à José Martí; souligne la figure d’Antonio Maceo au jour anniversaire de sa mort au champ d’honneur et demande l’appui de l’émigration pour renverser la dictature de Batista.
- The Key West Citizen, le principal journal de Cayo Hueso, publie un entrefilet sur le discours de Fidel le 7 décembre et accuse de communistes les organisateurs du meeting.