• Écrit depuis Mexico à Melba Hernández et à Faustino Pérez par l’intermédiaire de Ramón Galeana, employé de la compagnie Cubana de Aviación.

  • Fait la connaissance du médecin argentin Ernesto Guevara de la Serna dans le petit appartement de María Antonia González, au 49-C, rue Emparan. Le Che écrira plus tard : « J’ai fait sa connaissance par une des soirées froides de Mexico, et je me rappelle que notre première conversation a porté sur la politique internationale. Quelques heures après, tard dans la nuit, j’étais devenu l’un des futurs expéditionnaires. »
  • Depuis Mexico, envoie à Melba Hernández les « Declaraciones al pueblo de Cuba », à l’occasion du prochain anniversaire de l’Attaque de la caserne Moncada, lui demandant d’en faire parvenir des copies à Guido García Inclán, à Pardo Llada, à Manuel Palacio Blanco, à Enrique de la Osa, à Carlos Robreño, à Ñico López et à Max Lesnick à des fins de divulgation.

  • De Mexico, écrit à Melba Hernández pour s’inquiéter de n’avoir plus de nouvelles de ses compagnons restés à Cuba.

  • La Fédération des étudiants (FEU) commémore dans la Salle des martyrs de l’Université de La Havane le deuxième anniversaire de l’attaque des casernes Moncada (Santiago de Cuba) et Carlos Manuel de Céspedes (Bayamo). Haydée Santamaría prend la parole au nom des « moncadistes » et lit le message envoyé à l’occasion par Fidel qui affirme entre autres : « La loyauté à nos idéaux et à nos morts inoubliables, nous la démontrerons, non en paroles, mais en actes. »
  • Commémore dans la capitale mexicaine le deuxième anniversaire de l’attaque de la caserne Moncada, déposant dans la matinée une gerbe au monument des Enfants héros de Chapultepec et prenant la parole le soir à une réunion parrainée par les exilés latino-américains à l’Athénée espagnol où il exalte entre autres l’importance révolutionnaire du militant pour l’indépendance de Porto Rico, Pedro Albizu Campos.
  • Ecrit à Naty Revuelta. Il y dit entre autres : « On dirait qu’on vous détruit en mille morceaux quand on vous éloigne de la patrie où vous ne pouvez rentrer qu’honnêtement ou ne jamais rentrer. Il faudrait comprendre toute la fermeté de cette résolution pour juger notre état d’esprit. Je suis toujours en train de ramasser les morceaux de mes sentiments personnels, ceux de quelqu’un qui, par dignité, idéal et devoir, a renoncé à tout dans la vie. »
  • Rend visite dans la matinée à Onelio Pino Izquierdo, ancien officier de la marine cubaine, cassé de son poste de commandant de la frégate Máximo Gómez pour avoir refusé de seconder le coup d’État de Batista du 10 mars 1952, et vivant à Mexico depuis, pour lui demander sa coopération à la lutte révolutionnaire. Puis il rend visite à la sœur d’Onelio, Orquídea, vivant à Mexico depuis des années en compagnie de son mari, Alfonso Gutiérrez, ingénieur mexicain travaillant dans le pétrole, auxquels il demande aussi leur coopération.

  • Envoie des lettres depuis Mexico à la Direction nationale du Mouvement du 26-Juillet, à Faustino Pérez,  à Melba Hernández et à Haydee Santamaría.

  • Envoie depuis Mexico une lettre à Melba Hernández pour lui demander d’être en condition de miméographier le « Message aux militants orthodoxes » et le « Manifeste nº 1 ».

  • Conclut la rédaction du « Manifeste nº 1 du Mouvement du 26-Juillet au peuple cubain », dans lequel il décrit la persécution dont il est victime depuis sa sortie de prison et résume en quinze points le programme de mesures minimum à adopter pour faire triompher la révolution. Il proclame la nécessité d’ « une révolution de justice qui distribuera la terre, mobilisera les immenses richesses du pays et nivellera les conditions sociales, en mettant aux privilèges et à l’exploitation » et il signale : « Nous avons brûlé les vaisseaux : soit nous conquérons la patrie à n’importe quel prix, dans laquelle on puisse vivre dans la dignité et l’honneur, soit nous nous retrouvons sans elle. »

  • Il se rend à la petite imprimerie du Mexicain Arsacio Vanegas, dans le quartier de Morelos, pour faire imprimer le « Manifeste nº 1 ». Il a dû mettre en gage son seul manteau pour payer l’imprimeur ; il est grippé et n’a pas d’argent pour se soigner.
  • Fête son vingt-neuvième anniversaire avec les amis et compagnons les plus proches chez Eva et Graciela Jiménez, dans les Edificios Altamira, à Mexico.