• Fondation officielle du Mouvement du 26-Juillet, de nature clandestine, et de sa première direction nationale conduite par Fidel Castro.
  • À 20h00 il visite de nouveau les bureaux d’Unión Radio, accompagné de Luis ORLANDO RODRIGUEZ et de Pedro IGLESIAS BETANCOURT, après la semaine d’annulation de l’émission « L’heure Orthodoxe » (La Hora Ortodoxa). On l’empêche de parler à nouveau après une autre résolution du Ministère des Communications autorisant la continuation de l’émission sauf s’il ne prenait pas la parole.

  • Il dénonce au journal La Calle les actes arbitraires dont il est objet, lorsqu’on l’empêche de participer à n’importe quelle émission de radio et de télévision, utilisant de nouveau un titre ironique : « Ce que j’allais dire et ils m’ont interdit une deuxième fois ». Le dernier article qu’il écrirait au journal La Calle serait celui-ci.
  • Des forces oppressives du régime, commandées par le chef de la police, le brigadier Salas CAÑIZARES, attaquent et prennent le local du journal La Calle, par la force. Elles saisissent le tirage du journal et elles arrêtent le sous-directeur et 2 employés. Le journal La Calle est fermé de façon définitive. Le dernier article, qui n’a pas été imprimé, et a été rédigé par Fidel pour la publication, « Ici on ne peut plus vivre » a figuré dans les linotypes.

  • Il se rend au Tribunal d’Urgence pour livrer un document où il dénonce l’objectif des membres du gouvernement d’assassiner son frère Raúl, en tant que plan de provocations contre lui, commencé au même moment où il a été libéré ayant comme but final sa mort. Il remarque les auteurs intellectuels de ce plan : les colonels Alberto del Río CHAVIANO et Conrado CARRATALA, avec la coopération des gangsters et des tireurs au service du régime.

  • Il rencontre la professeur de Santiago María Antonia FIGUEROA et sa mère, Cayita ARAÚJO, dans l’appartement de Melba HERNÁNDEZ, afin d’analyser de différents sujets sur l’organisation du mouvement dans la province orientale et les tâches immédiates à remplir pour stimuler l’insurrection. Melba HERNANDEZ et Haydeé SANTAMARÍA, Jesús MONTANÉ, Pedro MIRET, Faustino PÉREZ et Armando HART participent également à la réunion.

  • Il visite la rédaction du magazine Bohemia, l’après-midi de ce jour-là, accompagné de Ñico LÓPEZ et de Pedro MIRET présentant une copie de l’article « Ici on ne peut plus vivre », ayant l’intention de le faire connaître par le biais de cette publication. Cependant, le directeur de Bohemia, Miguel Ángel QUEVEDO, refuse sa publication de crainte d’avoir des représailles.

  • Il dit au revoir à son frère Raúl Castro à l’aéroport de Rancho Boyeros, qui voyage au Mexique.

  • Il se rend au magazine Bohemia pour rencontrer le journaliste Rodolfo RODRÍGUEZ ZALDÍVAR, qui réalisait un sondage sur le probable retour de Prío. Il répond certains questions et donne les déclarations d’adieux qu’il venait de rédiger, qui seraient publiées au prochain numéro du magazine.
  • Il visite l’appartement de Carmen, situé à Paseo y 25, pour lire sa déclaration d’adieux aux Femmes Martianas. L’après-midi il rencontre José Antonio ECHEVERRÍA et Fructuoso RODRÍGUEZ, Président et Vice-président de la FEU, dans une cafétéria de L y 21, pour les informer sa décision de partir au Mexique et coordonner des efforts dans la lutte contre la tyrannie.
  • Devant son impossibilité à lutter contre Batista par des moyens légaux, Fidel part au Mexique pour préparer une insurrection armée populaire à Cuba.
  • Juillet : Rencontre à Mexico de Fidel Castro et d’Ernesto Che Guevara.
  • Il arrive à la ville du Mexique (Ciudad México) en bus, en provenance de Veracruz. Son frère Raúl l’attend ainsi que María Antonia GONZÁLEZ, Fernando MARGOLLES et la mexicaine Alicia ZARAGOZA. À partir de ce soir, il est resté dans une petite chambre où son frère habitait, sise à calle Ramón Guzmán No. 6, étant donné que son frère déménage à l’appartement de María Antonia.

  • La revue Bohemia publie plusieurs entretiens intitulés: «Sondages de Bohemia».