Ignacio aime une femme. Il n'y a là rien d'extraordinaire. Il affectionne la poésie. Il est fidèle à ses amis. C'est un militaire et il est passionné par sa profession.
 
En ce moment même, elle, son Amalia, se trouve à des milliers de kilomètres de lui, avec l’enfant qu’elle porte dans son corps et qu’elle mettra au monde. Il n'a pas le temps de lire, et il n'est qu'un soldat qui met tous ses sens au service du combat, et de la préservation de sa vie et de celle de ses amis, qui sont là aussi.
 

Les rues de Santiago. Ces rues que le soleil chauffe jusqu’à la démesure et où tant de sang généreux a été versé. Ces rues qui rappelle l'atmosphère du roman Bertillon 166, qui ont vu vibrer tout l’humain, la peur et le courage irrépressible, le corps transpercé de Frank País et l'insouciance de Vilma Espin.
 
Ces rues réaffirmées par la victoire et le martyre justement honoré, où la Révolution est aussi un état spirituel, une joie qui porte un nom. Santiago qui est Santiago, qui continue à l’être, et Fidel dans ses rues.
 

En 1985, un journaliste étranger a demandé à Fidel : « Quel héritage souhaitez-vous laisser ? Comment aimeriez-vous que l'on interprète ce que vous avez accompli au cours de ces années ? ».
 

À travers un regard intime et réfléchi, l'exposition Toda la gloria del mundo (Toute la gloire du monde) révèle les multiples facettes du Commandant en chef

« Il nous a laissé de nombreux souvenirs indélébiles, c'est pourquoi je dis que c’est l'un des hommes les plus nobles, les plus extraordinaires et les plus désintéressés que j'ai connus, ce qui n'aurait aucune importance si l'on ne croyait pas que des hommes comme lui existent par millions, millions et millions parmi les masses. Les hommes qui se distinguent de manière singulière ne pourraient rien faire si de nombreux millions d'autres, semblables à lui, n'avaient pas l'embryon ou la capacité d'acquérir ces qualités.

Une collègue écrit à propos de Fidel : « Il n'a jamais accepté la défaite », et la pensée va vers les raisons qui ont fait de cette caractéristique, loin d'être une obstination stérile, une condition pour transformer l'utopie en une réalité palpable.