"À peine ai-je eu une conscience révolutionnaire, j’ai consacré ma vie en premier lieu, on le sait, à l’éducation, depuis la Campagne d’alphabétisation jusqu’à l’universalisation de l’enseignement supérieur. Même dans des conditions de blocus économique et d’agressions, nous nous sommes taillés dans ce domaine une place privilégiée et unique au monde".

"Si l’Empire parvenait à contrôler de nouveau Cuba, il ne resterait plus un seul des établissements d’enseignement supérieur créés par la Révolution pour offrir ce droit à tous les jeunes: sa politique avouée est d’envoyer la plupart de ces derniers couper la canne à sucre. Il s’efforcerait de voler les talents artistiques et scientifiques déjà formés, comme il le fait dans les autres pays de notre continent.

"La puissante nation du Nord fut toujours hostile à notre lutte, car, selon la destinée manifeste, le lot de notre patrie était depuis longtemps l’intégration à son territoire en pleine expansion.
 

"Voilà quasiment cinquante ans que notre peuple est en butte à un blocus cruel. Des milliers de ses enfants ont été tués ou mutilés à cause de la sale guerre menée contre Cuba, le seul pays au monde auquel on applique une Loi d’ajustement qui récompense l’émigration illégale et qui a causé à son tour la mort de citoyens cubains, dont des femmes et des enfants, un pays qui a perdu voilà plus de quinze ans les principaux marchés où il obtenait des denrées alimentaires,  de l'énergie, des machines, des matières premières, des crédits à long terme et à taux d’intérêt bas.

"(...) aux Etats-Unis cinq prisonniers cubains, éloignés les uns des autres par des milliers de kilomètres. Ils ne jouissent d’aucune zone qu’ils pourraient appeler ironiquement le « Hanoi Hilton ». Leurs souffrances et l’injustice dont ils sont victimes seront connus un jour du monde entier, n’en doutez pas".