Articles et Réflexions
En conditions normales, à Cuba, l’électricité arrive directement à 98 p. 100 de la population, il y existe un système de production et de distribution unique, et les groupes électrogènes la garantissent aux centres vitaux en n’importe quelle circonstance. Il en sera de nouveau ainsi dès que les lignes de transmission auront été rétablies.
Kangamba est l’un des films les plus sérieux et les plus dramatiques que j’aie jamais vus. En DVD, sur le petit écran d’un téléviseur. Il se peut que mon jugement soit influencé par des souvenirs indélébiles. Des centaines de milliers de compatriotes auront le privilège de le voir sur grand écran.
Au « capitalisme démocratique » de Bush, on peut mettre en répondant exact le socialisme démocratique de Chávez. Il n’y a pas de manière plus précise de traduire la grande contradiction entre le Nord et le Sud de notre continent, entre les idées de Bolívar et celles de Monroe.
Dans une brève allocution d’un quart d’heure, le président des Etats-Unis a dit des choses qu’il aurait taxées, si elles avaient été formulées par un adversaire, de calomnies atroces et cyniques contre le système économique de son pays qu’il a défini comme du « capitalisme démocratique ».
Environ trente-cinq mille spécialistes cubains de la santé prêtent des services gratuits ou payants dans le monde. De plus, un certain nombre de jeunes médecins de pays comme Haïti et d’autres parmi les plus pauvres du Tiers-monde exercent dans leur patrie aux frais de Cuba. En Amérique latine, nous contribuons fondamentalement par des opérations ophtalmologiques qui permettront à des millions de personnes de conserver ou de retrouver la vue. Nous contribuons aussi à la formation de dizaines de milliers d’étudiants de médecine d’autres nations, dans notre pays ou à l’étranger.
Les agences de presse informent que Chávez visitera Cuba demain dimanche, en route vers la Chine, la Russie, le Bélarus, la France et le Portugal.
Je parlais hier de l’Ike financier qui affole l’Empire. Lequel ne trouve pas la formule pour concilier surconsommation et guerres injustes, dépenses militaires et énormes investissements dans l’industrie de l’armement qui tuent sans nourrir les pauvres ni satisfaire leurs besoins les plus élémentaires.
« Bush a ajourné toutes ses activités. Il avait prévu de se rendre en Alabama et en Floride pour participer à des réunions de collecte de fonds électoraux.
J’ai affirmé dans mes Réflexions d’avant-hier que Cuba n’accepterait aucun don du gouvernement qui lui applique un blocus et j’ai rappelé que, dans la Note diplomatique remise à la Section des intérêts des Etats-Unis, on avait demandé que les sociétés étasuniennes soient autorisées à vendre des matériaux de construction, sans mentionner en quoi que ce soit des denrées alimentaires, et que ce commerce se réalise en des termes normaux, dont des crédits, une demande qui s’avère d’une logique d’autant plus élémentaire que notre pays a payé rubis sur l’ongle, huit années durant, les quelques…
Quand l’administration étasunienne a hypocritement offert cent mille dollars d’aide face à la catastrophe provoquée par le cyclone Gustav à condition que nous la laissions inspecter in situ pour vérifier les dommages, Cuba lui a répondu qu’elle ne pouvait accepter le moindre don du pays qui lui impose un blocus, que les dégâts avaient été déjà été calculés et que tout ce que nous réclamions, c’était que Washington ne prohibe pas les exportations des matériaux indispensables et les crédits associés aux opérations commerciales.
Nous ne nous étions pas encore remis du choc émotionnel et des dommages matériels causés par le cyclone Gustav dans l’île de la Jeunesse et en Pinar del Río, dont les vents ont atteint une force inouïe, que des nouvelles commençaient à nous arriver au sujet des raz-de-marée provoqués par Hannah, et, pire que tout, de l’arrivée d’un cyclone de grande intensité, Ike, qui, virant vers le sud-ouest à cause de la pression qu’exerce un fort anticyclone situé au nord de sa trajectoire, va frapper notre territoire d’ouest en est, sur plus de mille kilomètres.
Je n’exagère pas. C’est en tout cas l’expression la plus courante chez nos compatriotes. C’est aussi l’impression qu’a eue le général Álvaro López Miera, chef de l’Etat-major central des Forces armées révolutionnaires, un militaire expérimenté, en voyant les pylônes d’acier tordus, les maisons converties en ruines et la destruction de partout sur l’île de la Jeunesse.