[…] quand les peuples se seront débarrassés de toutes ces entraves, de la peur que les oligarchies inspirent par leur terreur et leurs crimes, quand il arrivera dans d’autres pays frères latino-américains ce qu’il est arrivé ici, nous verrons bien ce que peuvent faire les impérialistes.
“Malgré les mensonges et les calomnies, malgré la répression et la force, malgré la propagande et les crimes impérialistes, les ouvriers et les paysans cubains ont enterré à jamais, tel un cadavre qui ne pourra pas ressusciter, la société capitaliste.
S’il est une vérité de l’Histoire, s’il est une loi inexorable de l’Histoire, c’est que tous les peuples exploités par l’impérialisme s’en libéreront, et que les peuples d’Amérique latine s’en libéreront aussi, tout comme ceux qui ne se sont pas encore libérés en Asie et en Afrique.
“Et que font d’autres pays, bien d’autres pays du Tiers-monde, de leurs ressources naturelles ? Ils les ont bradées aux impérialistes, ils les ont mises aux mains des monopoles impérialistes… La plus grande misère les attend à l’avenir au milieu des grandes habitudes que le capitalisme, le colonialisme et l’impérialisme y ont inculquées à une minorité.
En ces années cruciales, la puissance capitaliste la plus forte et possédant le plus de ressources de tous les temps s’est payée le luxe de vivre en parasite aux dépens de l’épargne du reste du monde qui s’est vu contraint non seulement d’éponger ses déficits fiscaux et commerciaux sans précédent dans l’Histoire, mais aussi de financer un course aux armements elle aussi sans parallèle.
Il faut rappeler qu’en un jour pareil, une après-midi pareille, nous avons proclamé le caractère socialiste de la Révolution. C’était en quelque sorte la première grande salve d’artillerie en riposte à l’agression.
Il faut s’opposer fermement à la politique divisionniste de l’¡impérialisme au sein des pays non alignés. Et il faut chercher des formules pour que les bénéfices de cette lutte touchent tous les peuples sous-développés.
Il n’y a rien de plus inhumain dans l’histoire du monde que le système capitaliste et impérialiste en soi qui est né, comme l’a dit Marx, suant le sang et la boue par tous les pores.
L’Afrique noire constitue dans le monde actuel la région où l’être humain vit dans les pires conditions. Il est vraiment indignant de voir que le capitalisme, que l’impérialisme a tenté d’y établir, après l’indépendance, le néocolonialisme, d’y développer le capitalisme, de contrôler les ressources naturelles à travers les monopoles.
La humanité peut se sauver, parce que le Empire souffre une crise profonde. Sans crises, pas de changements ; sans crises, par de conscientisation. Une journée de crise conscientise plus que dix années où il ne se passe rien, dix années sans crises.