Tout au long de notre brève histoire révolutionnaire, depuis le coup d’État du 10 mars 1952 fomenté par l’Empire contre notre petit pays, nous avons été obligés bien souvent de prendre des décisions importantes.
LE monde ne connaît aucun répit ces dernières années, surtout depuis que la Communauté économique européenne, inconditionnelle aux directives des États-Unis, a estimé le moment venu de régler ses comptes avec ce qui restait de deux grandes nations qui, inspirées des idées de Marx, avaient réalisé l’exploit de mettre fin à l’ordre colonial et impérialiste imposé au monde par l’Europe et les États-Unis.
Hier, j’ai reçu la visite du président de la République bolivarienne du Venezuela, qui effectuait un voyage à l’étranger lié à la défense d’importants intérêts pétroliers de son pays. À son passage à Cuba, il en profité pour prendre contact avec moi et venir me saluer personnellement, comme il l’avait promis le 13 août de cette année lorsque j’ai eu le privilège de fêter mes 88 ans. Ce jour-là, il m’avait fait cadeau de quelques fruits, dont certains minuscules comme des perles, que je n’avais jamais vus et d’un goût exquis. Il m’avait également offert une tenue de sport des équipes…
Le génocide des nazis contre les juifs a récolté la haine de tous les peuples de la terre. Pourquoi le gouvernement de ce pays croit-il que le monde sera insensible au macabre génocide qu’il est en train de commettre aujourd’hui contre le peuple palestinien ?  Attend-on peut-être que l’on ignore la complicité de l’empire nord-américain dans ce massacre honteux ?
J’ai prié les éditeurs de Granma de m’exempter pour cette fois de l’honneur de publier ce que je vais écrire en première page de l’organe officiel de notre Parti, car je pense exprimer des points de vue personnels sur des thèmes que, pour des raisons de santé et de temps connus, je n’ai pas pu aborder dans les organes collectifs de direction du Parti et de l’État, comme les Congrès du Parti, ou les réunions pertinentes de l’Assemblée du Pouvoir populaire.
CONVERSATION TÉLÉPHONIQUE ENTRE FIDEL CASTRO RUZ ET HUGO CHÁVEZ FRÍAS, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VENEZUELA, le dimanche 14 avril 2002.
Les sentiments de fraternité profonde entre le peuple cubain et la patrie de Nelson Mandela sont nés d’un fait que personne n’a mentionné et dont nous n’avons dit mot durant de longues années : Mandela, parce qu’il était un apôtre de la paix et ne souhaitait blesser personne ; Cuba, parce qu’elle n’agit jamais en quête de gloire ou de prestige.
Voilà trois jours, un important dirigeant du Parti communiste du Vietnam nous a rendu visite. Avant de partir, il m’a fait part de son désir que j’évoque mes souvenirs de la visite que j’avais faite au territoire libéré de son pays quand son peuple livrait une lutte héroïque contre les troupes yankees dans le Sud.
Il est tout à fait clair que les Etats-Unis tenteront toujours d’exercer des pressions sur Cuba, comme ils le font sur l’ONU et sur toute institution publique ou privée du monde. C’est là une des caractéristiques de leurs administrations, et on ne saurait en attendre autre chose. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas en vain que l’on résiste depuis cinquante-quatre ans – et tout le temps qu’il faudra – et que l’on se défend inlassablement face au blocus économique criminel du puissant Empire.
L’espèce humaine réaffirme avec une force frustrante qu’elle existe depuis environ 230 000 ans. Je ne me souviens d’aucune affirmation qui soit plus ancienne. En effet, d’autres types d’humains ont existé, comme les Néandertals d’origine européenne ; ou un troisième, l’Hominidé de Denisova au Nord de l’Asie, mais en aucun cas, il n’existe de fossiles plus anciens que ceux de l’Homo sapiens en Éthiopie.
Cette introduction serait trop longue, n’était-ce qu’elle traduit bien la gravité de la situation incroyablement absurde qui vient de se créer dans la péninsule coréenne, dans une zone géographique où vivent presque cinq des sept milliards d’habitants de notre planète. C’est là un des pires risques de guerre nucléaire qui apparaît depuis la crise des Missiles de 1962, déclenchée autour de Cuba voilà cinquante ans.
Le meilleur ami qu’ait jamais eu le peuple cubain tout au long de son histoire est décédé le 5 mars dans l’après-midi. Un coup de fil par satellite me faisait connaître l’amère nouvelle, et la phrase employée ne pouvait m’induire en erreur. Même si je savais que son état de santé était critique, j’ai accusé fortement le coup. Je me suis souvenu des fois où il avait plaisanté avec moi : quand nous aurions conclu tous les deux notre tâche révolutionnaire, me disait-il, il m’inviterait à naviguer sur l’Arauca, au Venezuela, qui lui rappelait le repos qu’il n’avait jamais eu.