Articles et Réflexions
Ce n’est pas pour rien que l’OEA s’efforce hypocritement de présenter Chávez en ennemi de la liberté d’expression et de la démocratie. Presque un demi-siècle s’est écoulé depuis que ces armes émoussées et retorses se sont brisées contre la fermeté du peuple cubain. Aujourd’hui, le Venezuela n’est pas seul, et il peut aussi faire fond sur l’expérience de deux cents ans d’une histoire patriotique exceptionnelle.
C’est une lutte qui vient de juste de débuter sur notre continent.
Pour contester le rôle de Cuba sur ce terrain, vous devriez commencer par reconnaître sans ambages que notre nation a été celle qui a fait le plus pour l’éducation, la science et la culture au profit de tous les peuples de la planète et que son exemple est suivi aujourd’hui par d’autres gouvernements révolutionnaires et progressistes. Si vous en doutez, renseignez-vous donc auprès des Nations Unies.
L’ancien président Jimmy Carter a déclaré hier au journal brésilien Folha de São Paulo:« "J’aimerais qu’il [l’embargo] prenne fin aujourd’hui même. Il n’y a pas de raisons que le peuple cubain continue de souffrir"...Carter a affirmé finalement que les résultats dépendaient aussi des dirigeants cubains. Exact : de nous et de tous les Cubains qui ont lutté et sont disposés à le faire.
Sur quelle base repose donc cet ordre? Sur la richesse et sur la force. Les États-Unis disposent pour ce faire de tout l’argent du monde et des moyens militaires les plus perfectionnés. Ils sont aussi les plus gros producteurs et exportateurs d’armes n’impliquant pas de menace à leur hégémonie mondiale, mais ils attisent les guerres locales, alimentent les profits de leurs multinationales et renforcent la dépendance de leurs alliés.
Le 1er Mai, encore sous l’impression du défilé, des couleurs de notre drapeau qui est aujourd’hui un symbole de solidarité aux yeux du monde, et des visages intelligents et enthousiastes de nos étudiants qui fermaient cette manifestation débordante, je me rappelais les mots du poète si souvent répétés ce jour-là : « Pour cette liberté, il faut tout donner ! »
Le jeudi 30 avril a été un jour infortuné pour les États-Unis qui ont eu l’idée d’inscrire une nouvelle fois Cuba sur la liste des pays terroristes. Ils sont si enferrés dans leurs propres crimes et leurs propre mensonges qu’Obama en personne ne pouvait peut-être pas s’en dépêtrer. Lui dont nul ne nie le talent doit sûrement avoir honte devant ce culte de l’Empire au mensonge. Cinquante ans de terrorisme contre notre patrie sortent à la lumière en un instant.
Les couleurs rouge, bleu, blanc de notre drapeau que faisaient ondoyer les mains laborieuses de milliers de jeunes de l’Université des sciences informatiques qui fermaient le défilé ; précédés par les jeunes des Fédérations universitaires et du ´secondaire de la capitale, les jeunes élèves disciplinés et actifs d’humble origine qui se forment comme travailleurs sociaux, les enfants de La Colmenita et d’autres expressions de l’œuvre de notre Révolution, savent qu’elles sont porteuses d’un feu que nul ne pourra jamais éteindre.
Nous espérons que, chaque 1er Mai, des milliers d’hommes et de femmes de tous les coins de la planète partageront avec nous la Journée internationale des travailleurs que nous fêtons depuis cinquante ans. Ce n’est pas pour rien que nous avions proclamé, bien avant le 1er janvier 1959, que notre Révolution serait la Révolution des petites gens, par les petites gens et pour les petites gens.
Je lis ces jours-ci, alors qu’on a tant parlé du blocus prolongé et injuste contre Cuba dans les milieux dirigeants des pays du continent, ce qui suit dans le journal mexicain La Jornada : « Fin 1963, Robert F. Kennedy, l’Attorney General, cherchait à annuler la prohibition de voyages à Cuba, et sa fille, Kathleen Kennedy Townsend, affirme aujourd’hui que le président Barack Obama ferait bien d’en tenir compte et de soutenir des initiatives législatives visant à permettre à n’importe quel Étasunien de se rendre librement dans l’île.
Daniel, dans son intervention à la Table ronde de la télévision nationale, a répondu à mon attente : il a été éloquent, persuasif, serein, irréfutable. Il n’a offensé aucun pays latino-américain, ce n’était pas son intention, mais il s’est accroché à la vérité à chaque minute de sa présentation : le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua, porte-parole de l’ALBA, ont refusé expressément l’idée que la Déclaration finale du Sommet des Amériques soit présentée comme un accord consensuel.
Les faits historiques révèlent la politique hégémonique des États-Unis dans notre région et le rôle répugnant qu’a joué l’OEA en tant qu’odieux instrument de ce puissant pays.
La formule d’Insulza consiste à rayer de la carte l’accord criminel. Raúl a déclaré à Cumaná que Cuba ne réintégrerait jamais l’OEA. Utilisant une phrase lapidaire de Marti, il a dit qu’avant que ça n’arrive, « la mer du Sud s’unirait à la mer du Nord et un serpent naîtrait d’un œuf d’aigle ».
Du blocus contre Cuba, pas une mention dans la Déclaration finale, que le président des États-Unis a utilisée pour justifier ses actions et cacher de prétendues concessions de son administration à Cuba. Nous comprendrions mieux que le nouveau président argue des limitations réelles auxquelles il se heurte pour pouvoir introduire des changements dans la politique de son pays envers notre patrie plutôt que de le voir recourir à des mensonges pour justifier ses actions.