Articles et Réflexions
La société capitaliste peut-elle l’éviter ? Les nouvelles sur cette question ne sont guère encourageantes. On analyse à Poznan le projet qui sera présenté en décembre 2009 à Copenhague où le traité appelé à se substituer à celui de Kyoto sera discuté et approuvé.
L’honneur qu’il m’ont fait de me remettre l’Ordre honorifique de la Communauté des Caraïbes est immense et immérité, et je leur en sais infiniment gré.
Après qu’Obama se fut adressé, le 23 mai dernier dans l’après-midi à la Fondation nationale cubano-américaine, une création de Ronald Reagan, j’avais écrit le 25 mai des Réflexions intitulées « La politique cynique de l’Empire ».
L’économie étasunienne continua d’enregistrer une croissance soutenue après cette guerre, hormis des crises cycliques que la Réserve parvenait à surmonter sans de trop lourdes conséquences.
Les derniers mois ont été marqués par des changements surprenants et des situations nouvelles. Les Yankees ont lancé leurs actions illégales contre l’Ossétie du Sud et l’Abasie, deux pays qui n’ont rien à voir avec la Géorgie, armée jusqu’aux dents par les États-Unis qui ont stimulé et préparé les hommes et fourni les armes en vue d’attaquer les forces russes cantonnées là en toute légalité pour éviter les effusions de sang qui se produisaient, un fait reconnu par la communauté internationale et en attente de solution. Deux mille mercenaires géorgiens au service de la guerre infâme et…
Qui en doute ? Des observateurs de toutes parts et de tous acabits ont assisté aux élections vénézuéliennes du 23 novembre. Les journalistes ont transmis leurs dépêches dans une liberté absolue. L’oligarchie, elle, a calomnié grossièrement sur tous les toits et aux quatre vents: le fait d’avoir retardé l’heure de fermeture des bureaux, afin de permettre aux citoyens de voter, ne visait censément qu’à garantir les fraudes, bien que le Conseil électoral national l’ait décidé et annoncé au préalable.
Elle a dénoncé une série de crimes atroces commis récemment par les Etats-Unis contre les peuples latino-américains dans son ouvrage La operación Cóndor qui est devenu en quelque sorte un classique pour comprendre ce que signifie l’impérialisme yankee. Il s’agit là de la dénonciation la plus objective et la plus documentée dans ses détails que j’aie lue à ce jour, sans égal par son style et son éloquence. On reste impressionné devant la liste de figures éminentes, militaires et civiles, qui ont été lâchement assassinées dans leur pays ou à l’étranger, dont de prestigieuses personnalités…
Comme s’il n’y avait assez de motifs de nos jours pour perdre la tête, les sigles provoqués par la crise prolifèrent à un point tel que personne n’y entend goutte. Le premier a été le G-20, un groupe sélect qui a prétendu nous représenter tous à Washington ; le second a été l’APEC, un groupe lui aussi sélect qui vient de se réunir à Lima : on y trouvait le pays le plus riche, les Etats-Unis, le numéro un, avec leur PIB annuel par habitant de 45 000 dollars, et le numéro cent, la République populaire de Chine, avec ses 2 483 dollars, mais le plus gros détenteur de bons de trésor de ce pays.
Il m’a décrit les exploits du peuple chinois ces dix derniers mois. De fortes chutes de neige hors saison, un séisme qui a dévasté des territoires équivalant à trois fois la superficie de Cuba et la crise économique internationale la plus grave depuis la Grande Dépression des années 30 ont frappé cette immense nation de 1,3 milliard d’habitants.
Bush était tout réjoui d’avoir Lula à sa droite au dîner de vendredi. Hu Jintao, qu’il respecte du fait de l’immense marché que représente son pays, de sa capacité à produire des biens de consommation bon marché et de l’ampleur de ses réserves en dollars et en bons du trésor étasuniens, il l’avait assis à sa gauche.
Certains des gouvernements qui nous soutiennent ne manquent pas de dire, à en juger par des déclarations récentes, qu’ils le font pour faciliter la transition à Cuba. Transition vers où ? Vers le capitalisme, le seul système auquel ils croient comme à un dogme. Pas la moindre reconnaissance envers le mérite d’un peuple qui, en butte à presque un demi-siècle de sanctions économiques et d’agressions cruelles, a défendu une cause révolutionnaire qui, de pair avec sa morale et son patriotisme, lui a donné des forces pour résister.
Il peut s’affaiblir. En tout cas, il a commencé à pleuvoir sur presque tout le territoire national, sur des zones agricoles déjà saturées d’humidité à cause des pluies récentes et sur des barrages déjà bien remplis par suite des cyclones Gustav et Ike, dont il faudra déverser les eaux dans les vallées et les champs cultivés, comme cela s’est passé fin août début septembre. Ce cyclone-ci a été baptisé du nom trompeur de Paloma.