J’ai connu Leonel Fernández en République dominicaine lorsqu’il a été élu président pour la première fois. Il avait été plein d’égards envers moi. Il m’avait parlé de ses efforts pour augmenter les capacités de production d’électricité en consommant moins de fioul dont les cours s’élevaient rapidement.
On m’a consulté à propos des nouveaux ministres qui viennent d’être nommés, bien qu’aucune norme n’ait obligé les compagnons à le faire, car j’ai renoncé aux prérogatives du pouvoir depuis longtemps. Ils ont tout simplement agi en révolutionnaires authentiques qui portent en eux la loyauté aux principes.
Je passerai la journée du 15 à suivre les nouvelles concernant le référendum populaire qui doit accepter ou refuser le droit d’Hugo Chávez d’être réélu à la présidence de notre sœur, la République bolivarienne du Venezuela
Pour ma part, je serai toujours fidèle au peuple héroïque qui a sacrifié tant de vies à compter du 11 septembre 1973 pour défendre les idées immortelles du président Salvador Allende et je condamnerai jusqu'à mon dernier souffle la politique retorse d’Augusto Pinochet. L’oligarchie chilienne et les bureaucrates qui souhaitent la laver de toute responsabilité peuvent-ils en dire autant ?
Les injustices monstrueuses que l’impérialisme a semées sur la planète marquent la fin inexorable d’un système et d’une ère auxquels il ne peut rester beaucoup de temps. Celui-ci aussi presse. Remercions notre compatriote vénézuélien de son avertissement claironnant.
Je suis toutefois convaincu que la Révolution remportera la victoire au Venezuela et que l’idéal du socialisme pour lequel Salvador Allende a lutté et donné sa vie vaincra définitivement au Chili. C’est de toutes ces questions dont j’ai causé avec Michelle Bachelet qui m’a fait l’honneur de m’écouter avec intérêt, de converser avec chaleur et de m’exprimer largement ses idées.
Emmanuel est le prénom de l’enfant engendré et né dans la forêt vierge colombienne où sa très digne mère, Clara Rojas González, candidate à la vice-présidence de Colombie, était tombée prisonnière de la guérilla le 23 février 2002 aux côtés d’Ingrid Betancourt qui aspirait à la présidence de ce pays frère aux élections de cette année-là.
La réponse ne s’est pas fait attendre : à peine quelques heures. De la bouche de Rahm Emmanuel, le chef de cabinet de la Maison-Blanche. Peu importe qu’il se soit gardé de mentionner mes modestes Réflexions, l’important est la réponse.
Certains poussent des cris d’orfraie si vous exprimez la moindre opinion critique au sujet de cet important personnage, même si vous le faites d’une manière décente et respectueuse, le tout accompagné toujours de piques, subtiles ou non, de la part de ceux qui possèdent les moyens de les divulguer et qui les convertissent en ingrédients de la terreur médiatique qu’ils imposent aux peuples pour soutenir l’insoutenable.
Ce n’est pas trop malaisé. À peine entré la Maison-Blanche, Barack Obama a déclaré qu’avant de restituer à son propriétaire légitime le territoire occupé par la base navale à Guantánamo, il fallait en premier lieu soupeser si cela porterait atteinte, si peu que ce soit, à la capacité défensive des Etats-Unis.
Mardi dernier, le 20 janvier 2009, Barack Obama a été investi à la tête de l’Empire en tant que onzième président des États-Unis depuis le triomphe de la Révolution cubaine en janvier 1959.
La conversation a duré quarante minutes. L’échange d’idées a été aussi intense et intéressant que je l’escomptais. Cristina possède de profondes convictions. Il n’y a pas eu de débat. Après sa conférence au Grand Amphi de l’université de La Havane, elle a répondu sans hésiter aux questions des étudiants, faisant preuve de talent et d’esprit de repartie.