J’ai évoqué, le 15 novembre dernier, une troisième réflexion concernant le Sommet ibéro-américain en disant textuellement que je ne la publiais pas pour l’instant. Il me semble néanmoins qu’il est préférable de le faire avant le référendum du 2 décembre prochain.
Sergio et moi, nous avons eu le privilège de nous trouver au P.C. installé à l’embouchure de l’Almendares, sur la rive droite,  quand, au petit matin du 15 avril 1961, des pilotes mercenaires à bord de bombardiers B-26 des USA peints aux couleurs de nos forces de l’air attaquèrent  les bases aériennes de Ciudad Libertad et de San Antonio de los Baños et l'aéroport  civile de Santiago de Cuba, voilà quarante-six ans.
Comme promis, je suis en train de rédiger de nombreuses réflexions. Une d’entre elles aborde les idées essentielles du livre de Greenspan, l’ancien président de la réserve fédérale, laquelle je formulerai en reprenant ses propres mots. Dans ce texte on perçoit clairement la prétention impérialiste de continuer à acheter le monde et ses ressources naturelles et humaines en payant avec du papier-monnaie parfumé.
Les murs, la distance et le temps se sont réduits à zéro. Cela semblait irréel. Jamais un dialogue semblable entre chefs d’Etat et de gouvernement, représentant presque tous des pays pillés par le colonialisme et l’impérialisme, n’avait eu lieu. Aucun fait ne pouvait être aussi didactique.
C'est à partir des batailles livrées par une poignée de combattants cubains dans une zone de la Sierra Maestra, contre des forces extraordinairement supérieures en nombre et en armement, que le Che a élaboré les idées qu'il résumerait plus tard dans son livre « La guerre de guérilla ».
Viva Cuba libre ! Tel était le cri de ralliement par lequel, à travers plaines et montagnes, forêts et cannaies, s’identifiaient ceux qui lancèrent, le 10 octobre 1868, la première guerre d’Indépendance cubaine.
Pour la première fois avant que le projet de résolution cubaine de condamnation au blocus soit présenté aux Nations Unies, comme chaque année ; le Président des Etats-Unis annonce qu’il adoptera de nouvelles mesures afin d’accélérer chez nous, la « période de transition », ce qui équivaut à la reconquête de Cuba par la force.
Bush est obsédé par Cuba. Hier, nous avons appris qu'un porte-parole de la Maison Blanche avait annoncé que le Président présenterait de nouvelles initiatives pour la période de transition déjà initiée. Un autre porte-parole du Département d’Etat a confirmé par la suite cette information,  en reprenant le ton exigent et menaçant de Bush.
Nos élections sont l’antithèse de celles qui se déroulent aux Etats-Unis, non un dimanche, mais le premier mardi de novembre. Le plus important là-bas, c’est d’être très riche ou de pouvoir compter sur le soutien de beaucoup d’argent ; ensuite, d’investir des sommes énormes dans cette publicité qui est experte en lavage de cerveau et réflexes conditionnés. Même s’il existe d’honorables exceptions, nul ne peut aspirer à aucun poste important s’il n’a pas des millions de dollars derrière lui.
Le monde ne peut se payer le luxe de laisser ensevelir la dramatique guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie sous le silence de ceux qui furent acteurs et complices de cette brutale agression.
Je fais une trêve dans la lutte quotidienne pour m’incliner avec respect et gratitude devant le combattant exceptionnel qui est tombé un 8 octobre, voilà quarante ans. Devant celui qui traversa à la tête de sa colonne de guérilleros les terrains marécageux au sud des anciennes provinces d’Oriente et de Camagüey, poursuivie par des forces ennemies, devant le libérateur de Santa Clara, le créateur du travail bénévole, l’acteur de brillantes missions politiques à l’étranger, le messager de l’internationalisme militant dans l’Est du Congo et en Bolivie, le semeur de conscience dans notre Amérique…
Le 2 avril 1999, je fis parvenir mon second message à Milosevič par l’intermédiaire de notre mission à l’ONU :