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Brisant la solennité du moment, comme une vague qui prend de la force, la clameur s’amplifia et peu à peu la place de la Révolution devint un chœur géant, scandant une seule phrase : « Je suis Fidel ». C'était le mardi 29 novembre 2016 et le peuple de La Havane, représentant tout Cuba, s’était donné rendez-vous pour rendre hommage au Commandant invaincu qui partait pour l'immortalité.
Fidel Castro ne fut pas seulement un rénovateur permanent des méthodes de la lutte révolutionnaire, mais aussi un rêveur qui eut la chance de voir les plus belles utopies se réaliser.
Lorsque Fidel Castro se tint debout sur le capot de ce véhicule amphibie qui, au milieu des inondations, ressemblait plutôt à une feuille de guasima qu'à un engin militaire, il eut réellement l’impression d’avoir sous les yeux le fleuve Amazone se déversant vers le golfe de Guacanayabo.
À 19 ans, son baccalauréat en poche, l'annuaire des diplômés du Collège de Belen fait une mention singulière, une prémonition pourrait-on dire : « Il a gagné l'admiration et l'affection de tous. Il étudiera le Droit et nous ne doutons pas qu'il remplira le livre de sa vie de pages brillantes. Fidel a l'étoffe d'un artiste. »
Mais je n'ai jamais eu un accès direct à Fidel. Les personnes qui m'appelaient pour me demander de lui apporter une lettre ou une requête se trompaient. Ce n'était pas quelqu'un que je pouvais appeler par téléphone, même si, lui, m'a appelé quelques fois.
Il a toujours été présent par son exemple, par ses idées et ses actions, dans tous les battements de cœur du pays. Dans l'adversité comme dans les victoires.
Aujourd'hui, à l'occasion du 95e anniversaire de sa naissance, dans une année 2021 pleine de défi : pandémie et blocus criminel, le Commandant en chef revient « au pied du canon », dans cette grande bataille pour la vie, aussi bien en guidant la génération de la continuité, qu'en corrigeant le cours de l'œuvre que nous édifions.
Elle aurait pu se contenter de la beauté, de l'intelligence et du confort matériel dont elle avait hérité de son berceau, mais l'essence qui l'a toujours habitée est celle de sa profondeur humaine, de l'intégrité de sa personnalité, de son zèle créatif et de sa capacité à faire paraître simple l'extraordinaire.
Elle aurait pu vivre comme une « princesse » mais elle choisit d'être rebelle ; elle aurait pu tourner le dos à la douleur de ceux qui n'ont rien, mais elle choisit de lutter contre l'oppression des pauvres de son pays, avec lesquels elle lia son destin.
Le peuple haïtien traverse à nouveau une situation de catastrophe à la suite du violent séisme survenu le 14 août, dont le bilan provisoire fait état de plus de 1 900 morts et près de 10 000 blessés, ainsi que plus de 115 000 bâtiments endommagés ou détruits.
Dans ces conditions, une brigade médicale cubaine composée de 253 professionnels vient en aide aux victimes. Le 15 août, elle avait dispensé quelque 600 soins aux patients présentant des traumatismes cranio-encéphaliques, des fractures, des blessures, des contusions, des brûlures par écrasement et par friction.
Lorsque, lors du rassemblement géant en son hommage posthume en 2016 sur la Place de la Révolution, des milliers de voix répondaient en chœur « Je suis Fidel ! » à la question de savoir où il se trouvait, elles témoignaient d'une réalité incontestable : Fidel Castro Ruz est resté semé à jamais dans l'âme du peuple cubain Fidel a réussi le difficile exploit d'être le leader de tous les secteurs de la population et des professionnels, civils et militaires.
L'hélicoptère qui transportait le leader de la Révolution naissante, à bord duquel se trouvait également le naturaliste Antonio Nuñez Jiménez, volait à basse altitude lorsqu’apparut le groupe de charbonniers en plein travail, dans un lieu isolé, comme coupé du reste du monde.
Cette étrange image éveilla la curiosité de Fidel, qui demanda au pilote de se poser pour pouvoir aller à la rencontre de ces paysans dans les brouissailles.
Il aimait échanger des impressions avec les sportifs après chaque victoire, ou après leur performance aux derniers Jeux olympiques de Tokyo, parler de son peuple… Le slogan « La Patrie ou la Mort, nous vaincrons !
Lorsque, lors du rassemblement géant en son hommage posthume en 2016 sur la Place de la Révolution, des milliers de voix répondaient en chœur « Je suis Fidel ! » à la question de savoir où il se trouvait, elles témoignaient d'une réalité incontestable : Fidel Castro Ruz est resté semé à jamais dans l'âme du peuple cubain Fidel a réussi le difficile exploit d'être le leader de tous les secteurs de la population et des professionnels, civils et militaires.