Allocutions
Je sais que je suis arrivé en peu en retard, car je vois que les Brésiliens sont déjà partis. Le premier jour, vous m’aviez demandé de dire quelques mots et je vous ai fait un signe de la main, pas d'adieu, mais pour vous dire que je pensais vous revoir plus tard. En plus, je ne suis pas la personne appropriée pour clôturer cette rencontre, car je n'ai participé ni aux réunions, ni aux conférences scientifiques ni aux débats.
A Genève, j'ai avancé à ce sujet une estimation à mon avis très modeste, soit 30 billions de dollars au titre de dépenses militaires pendant les cinquante ans d'existence de l'OMS. Ces dépenses seront probablement de l'ordre de 35 ou 40 billions, peut-être plus, si l'on compare les sommes dépensées et la cotisaton actuelle du dollar, pour connaître les dépenses réelles dans le domaine militaire et dans les efforts de créer et d'utiliser des instruments de mort aussi sophistiqués et puissants que seuls les super-privilegiés, ceux qui ont eu la possibilité de se développer aux dépens du reste…
Des économistes au service du peuple et pour être actuellement économistes du peuple, je répète, il faut être économiste politique; et les hommes politiques doivent posséder un minimum de connaissances économiques et, si possible, un maximum de connaissances en cette matière, car l'économie est à l'heure actuelle l'arène où se joue le destin de l'humanité, la base de nos luttes. Et les hommes politiques qui ne comprennent pas ou qui ne veulent pas comprendre, ou qui ne fassent des efforts pour apprendre l'économie ne sont pas dignes de jouer le rôle qui leur incombe en tant qu’hommes…
Santiago a reçu non seulement le drapeau, mais aussi l'honneur d'être le siège où l'on commémorera ce quarante-cinquième anniversaire du 26 juillet. Traditionnellement, compte tenu des acquis remarquables remportés par Santiago de Cuba au cours de la Révolution, cette province avait gagné le droit d'être le siège de cette commémoration tous les cinq ans. Plus tard, cette tradition a été modifiée, celle-ci étant substituée par le principe de gagner le droit d'accueillir ces festivités.
Les Santiagais ont mené pendant ces années une lutte ardue, raison pour laquelle ils ont été sur le point de…
Je dois faire un effort - que je n’y réussi pas toujours - pour être bref , mais après avoir écouté des chansons si belles, d´avoir vu des danses si excellentes, d´avoir entendu des propos si amicaux prononcés au moment de me remettre les clefs de cette ville, et après le discours affectueux et généreux prononcé par notre frère Patterson, au vu du temps et de l'heure, je ne dois dire que la cinquième partie des choses que je voudrais dire ici (Quelqu'un du public dit: «Tout le soir !»).
La mondialisation est inévitable. Il serait vain de s’opposer à une loi de l’Histoire. Mais il est possible de transformer celle qui se développe en ce moment, sur des bases également historiques; cette transformation est aussi inévitable, autrement notre espèce ne pourra survivre. Il est peut-être déjà tard, mais il vaudrait mieux de ne pas attendre qu’il soit trop tard.
ue les représentants de cette Cuba soumise à un blocus et calomniée par les médias les plus modernes aient des amis dans bien des endroits du monde et trouvent tant d'hommes et de femmes du peuple qui comprennent sa lutte, qui partagent sa cause, qui sont solidaires avec elle, n'est-ce pas par hasard beaucoup plus difficile que de rêver d'un avenir meilleur, d'un monde plus juste, d'une société mondiale, universelle, vraiment humaine ?
Il n’y a pas et il n’y aura pas de chant du cygne, ni fin de l’histoire, ni relâche dans la lutte du Mouvement des pays non-alignés; organisation des peuples qui a le plus combattu, le plus soutenu et le plus défendu les intérêts, les causes justes et la lutte pour la libération nationale des pays du tiers monde tout au long de la guerre froide. Notre Mouvement n’a pas à demander la permission à personne, ni à s’excuser d’exister et de continuer sa lutte. Même les État-Unis ont demandé avec véhémence à participer à cette réunion en qualité d’invités et ils ont réussi. Tant mieux. Le grand…
Pendant notre vol vers l'Afrique du Sud, on m’a dit que cette allocution devait être présentée par écrit, étant donné qu'il fallait la traduire et l'imprimer pour les invités qui n'auraient pas accès à l’interprétation simultanée. J'essayais d'imaginer quel serait mon sentiment en arrivant à ce Parlement, qu'est-ce que je pouvais, et qu'est-ce que je devais dire méritant l'intérêt et l'attention de votre part. Puisque vous vous êtes rassemblés si gentiment pour entendre mes propos.
On ne remporte pas seulement la victoire par les armes, on la remporte même, bien des fois, sans armes. Je ne suis pas un adepte de la philosophie de Mahatma Gandhi, mais l'histoire a prouvé que ce sont essentiellement les idées qui ont permis de remporter bien des grandes batailles (Exclamations et applaudissements). Voilà pourquoi je dis que les idées viennent en premier; lutter pour les idées en second, et en troisième, vaincre par la sueur et le sang, s'il le faut, pour ces idées
Je pense que nous venons de remporter la seconde victoire, autrement dit le parfait déroulement et les résultats de ce Congrès, avec ou sans ouragan, et même sous l'ouragan ou, comme dans mon cas, poursuivi par lui (rires), puisqu'il est arrivé ici derrière moi, bien que sans de très forts vents, mais avec assez de pluie pour bien mouiller le théâtre Karl Marx où nous aurions dû avoir de quatre à cinq milles invités si l'eau n'y avait pas pénétré, endommageant les services électriques. Et bien que le personnel s'est dit capable de tout rétablir en vingt-quatre heures, on ne pouvait exclure un…
Je tâcherai d'être le plus concis possible, de parler, le cas échéant, en style télégraphique. Dire tout d'abord, avec ma sincérité ordinaire, que notre réunion a été, à mon avis, extraordinairement fructueuse. J'oserais dire qu'on n'a jamais tant fait pour nos aspirations à l'intégration, à l'union et au développement en si peu de temps.